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Pneumonie : une infection douloureuse du poumon qu'il faut prévenir

Pneumonie : une infection douloureuse du poumon qu'il faut prévenir

Pneumonie : une infection douloureuse du poumon qu'il faut prévenir
© 123RF-atic 12

La pneumonie est une infection des poumons, causée le plus souvent par une bactérie ou un virus, et qui touche principalement les alvéoles pulmonaires. Souvent bénigne, elle est néanmoins responsable d'une mortalité élevée.

Pneumonie : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

La pneumonie est une infection aiguë des poumons, au niveau des « alvéoles pulmonaires », la structure qui permet les échanges entre le sang et l’air inhalé.
La pneumonie est aussi appelée « congestion pulmonaire ».
La « pneumonie communautaire » est une pneumonie acquise en milieu urbain ou rural.
La pneumonie acquise en milieu hospitalier est dite « nosocomiale ».
La pneumonie est à risque chez les immunodéprimés.

Qu'est-ce que la pneumonie ?

La pneumonie est une infection des voies respiratoires basses, dans les poumons, au niveau des alvéoles pulmonaires. Plusieurs sortes de germes peuvent être responsables : des bactéries, des virus ou plus rarement des parasites et des champignons. Le plus souvent, la pneumonie est due à une bactérie, le pneumocoque.
L'infection touche les « alvéoles pulmonaires », les petits ballons situés à l'extrémité des voies respiratoires (« bronches » et « bronchioles »), qui se gonflent et se dégonflent en fonction de la respiration, et où se produisent les échanges d'oxygène et de gaz carbonique (« oxyde de carbone ») entre l'air extérieur et le sang.
Lorsque l’infection se développe, elle entraîne une inflammation de la région du poumon concernée et la formation de pus qui vient remplir les alvéoles et empêcher l’oxygénation à cet endroit. Le pus est rempli de protéines toxiques pour détruire les bactéries et il peut abîmer les alvéoles.
On distingue les pneumonies communautaires acquises en milieu urbain ou rural des pneumonies nosocomiales acquises à l'hôpital.
Les poumons sont divisés en cinq lobes, trois dans le poumon droit et deux dans le gauche. Lorsque l'infection atteint un seul lobe, on parle de pneumonie lobaire. Quand les bronches sont aussi touchées, c'est la bronchopneumonie.

Quelles sont les causes de la pneumonie communautaire ?

La cause la plus fréquente de pneumonie communautaire est l'infection à pneumocoque ou Streptococcus pneumoniae. Cette bactérie est responsable de forme grave de la maladie, en particulier chez les personnes âgées, en cas de maladie chronique (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO...) et chez les personnes tabagiques.
D'autres germes provoquent la pneumonie : mycoplasme, chlamydia, Haemophilus inflenzae et légionnelle. Certains virus peuvent être en cause : celui de la grippe et le virus respiratoire syncytial. Une infection virale comme la grippe peut être à l'origine d'une surinfection par une bactérie aux conséquences graves.
En cas de troubles de la déglutition, les bactéries responsables sont originaires de la cavité de la bouche et sont potentiellement plus dangereuses.

Quelles sont les causes de la pneumonie nosocomiale ?

La pneumonie est souvent une broncho-pneumonie et les bactéries responsables sont le plus souvent résistantes à de nombreux antibiotiques (staphylocoque doré, entérobactérie, pyocyanique,…) : ceci rend indispensable les examens microbiologiques afin d’identifier le microbe à traiter et de tester ses résistances dans un « antibiogramme).
Les pneumonies nosocomiales sont transmises en milieu hospitalier en fonction d’un certain nombre de facteurs (maladie responsable de l’hospitalisation, âge, maladies associées) et de gestes ou de médicaments liés au traitement (ventilation artificielle par sonde d’intubation ou trachéotomie, cathéter, sonde vésicale, sonde gastrique…).

Quelles sont les causes de la pneumonie des immunodéprimés ?

Les poumons sont les premiers organes touchés par les infections survenant chez des malades immunodéprimés.
Il existe 2 types d’immunodépression : soit liée au virus du SIDA (VIH), soit secondaire à l’immunodépression « non-VIH » : dans ce dernier cas l’immunodépression est secondaire à une maladie hématologique ou à une transplantation d’organe ou au traitement des cancers ou à des traitements immunosuppresseurs prescrits au long cours pour des maladies auto-immunes.
Si les traitements antirétroviraux ont fait diminuer l’immunodépression liée au VIH, l’allongement de la survie des malades atteints de cancer et le développement de nouveaux traitements immunosuppresseurs font que le nombre de malades immunodéprimés non VIH avec infection pulmonaire est en augmentation constante, en particulier en cas de globules blancs et d’anticorps bas ou en cas de déficit lymphocytaire T.
Les microbes potentiellement en cause sont très nombreux, dont certains sont des « opportunistes » car ils sont non virulents chez une personne saine, mais ils peuvent se développer et deviennent pathogènes chez des malades immunodéprimés (champignons tels que pneumocystis ou aspergillus).
La prise en charge de ces pneumonies est d’autant plus complexe qu’elles peuvent s’intriquer à des complications non infectieuses de l’immunodépression. La recherche du microbe responsable est indispensable.

Comment la maladie se transmet-elle ?

Les pneumonies bactériennes communautaires sont peu contagieuses par contact direct, à l’inverse des pneumonies virales. Les germes peuvent éventuellement se transmettre d'une personne à une autre par la toux et les éternuements et par l'intermédiaire d'objets contaminés.
Les pneumonies nosocomiales sont transmises en milieu hospitalier en fonction d’un certain nombre de facteurs de fragilité : maladie responsable de l’hospitalisation, âge élevé, maladies associées et traitements entrepris à l’hôpital.

Quels sont les facteurs de risque de complications de la pneumonie ?

Les pneumonies sont des maladies potentiellement graves et elles constituent la première des causes de mortalité infectieuse dans les pays développés. La mortalité liée aux pneumonies varie selon le germe responsable et le terrain, âge supérieur à 65 ans, insuffisance cardiaque, accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale ou maladie du foie, immunodépression, drépanocytose, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

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