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Lymphome et maladie de Hodgkin : le gros ganglion persistant doit faire consulter
Lymphome et maladie de Hodgkin : le gros ganglion persistant doit faire consulter
Publié le 13.12.2017
Mise à jour 14.09.2018
Lymphome et maladie de Hodgkin : le gros ganglion persistant doit faire consulter
© 123RF-Tharakorn Arunothai

Lymphome et maladie de Hodgkin : TRAITEMENT

Quels sont les différents traitements possibles ?

Les cellules cancéreuses ont tendance à se reproduire et se développer rapidement. Par conséquent, même si le cancer semble présent seulement dans une tumeur ou un ganglion, il se propage presque toujours. La chimiothérapie peut être utilisée comme un traitement ayant pour objectif d’empêcher la propagation ou la croissance lente des cellules cancéreuses, de tuer les cellules cancéreuses qui se seraient propagées vers d’autres parties de l’organisme.
• La chimiothérapie peut être administrée par voie orale ou intraveineuse et on y a recours lorsque le cancer est présent dans diverses parties du corps. Chaque médicament cible le cancer d’une manière différente et une combinaison de médicaments chimiothérapeutiques (polychimiothérapie) est plus efficace qu’un seul médicament.
La chimiothérapie est souvent administrée en plusieurs cycles (ou cures) avec une période de repos de quelques semaines entre chaque cycle. Ces pauses permettent à l’organisme de se remettre des effets secondaires de la chimiothérapie.
• La radiothérapie (faisceau de rayons X à haute énergie ou isotopes radioactifs) est utilisée sur des régions bien définies afin de détruire des cellules cancéreuses pour empêcher qu’elles ne se propagent. Le traitement externe à base de radiation est sans douleur (similaire à une radiographie) et dure quelques minutes. Généralement, une cure de traitement complète dure cinq jours par semaine sur une période de quatre à cinq semaines pour un patient en consultation externe, et varie selon le type de cancer, la taille de la tumeur et la partie de l’organisme qui est affectée. Ces soins ne nécessitent pas toujours d'hospitalisation.
• La greffe des cellules souches (également appelée greffe autologue de la moelle osseuse) consiste à remplacer les cellules de la moelle pathologique par une moelle saine. Dans ce type de traitement, certaines des cellules de la propre moelle osseuse du malade sont extraites avant la chimiothérapie et lui sont regreffées après celle-ci. Les cellules souches sont un groupe de cellules présentes dans la moelle osseuse qui sont immatures, se développent et se transforment en globules rouges, globules blancs et plaquettes.

Quel est le traitement de la maladie de Hodgkin ?

Le traitement recommandé pour un lymphome de Hodgkin dépend principalement du stade déterminé. D’autres facteurs seront également pris en compte lors du choix du traitement approprié. Ce sont entre autre : l’âge, l’état de santé général, la présence ou non de certains symptômes, la taille de la tumeur et la partie de l’organisme affectée.
Un protocole chimiothérapeutique typique contre le Hodgkin peut comprendre six cycles d’une combinaison de médicaments administrés sur une période de six mois. Les noms des différentes combinaisons sont communément créés à partir des premières lettres de chacun des médicaments utilisés. Une chimiothérapie très répandue utilisée pour traiter la maladie de Hodgkin est ABVD (Adriamycine, Bléomycine, Vinblastine et Dacarbazine).
• Un lymphome de Hodgkin de stade précoce (stades IA et IIA) se traite généralement en combinant la chimiothérapie et la radiothérapie de la région concernée par les atteintes ganglionnaires. Les malades auxquels ce type de traitement est prescrit commencent généralement par une brève cure de chimiothérapie suivie d’une cure de radiation du champ atteint. Certains patients présentant un lymphome de Hodgkin de stade précoce peuvent également connaître un traitement efficace par chimiothérapie uniquement.
• Les malades souffrant d’une maladie de stade plus évolué (stades III et IV) sont généralement soignés par polychimiothérapie (chimiothérapie comportant un certain nombre de médicaments différents).
• La greffe des cellules souches (également appelée greffe autologue de la moelle osseuse) peut être utilisée chez les patients souffrant d’un lymphome de Hodgkin en récidive.

Quel est le traitement du lymphome non Hodgkinien ?

Le traitement du lymphome non hodgkinien repose lui aussi sur une association de techniques dont la combinaison est déterminée par le type de LNH et son extension.
• La chimiothérapie est généralement plus longue et nécessite la mise en place d’une chambre implantable. Il s’agit d’un petit boîtier placé sous la peau (généralement au niveau du thorax), relié à un cathéter (tuyau souple et fin glissé dans une veine). Ce dispositif reste en place en permanence, pendant toute la durée de la chimiothérapie. Il permet d’injecter les médicaments à travers la peau tout en préservant les veines du patient. La chambre implantable offre aussi un meilleur confort de vie, car elle permet de poursuivre les activités quotidiennes.
• La radiothérapie est utilisée pour détruire les cellules cancéreuses en les exposant à des rayonnements ionisants, dont les rayons X. Le traitement à base de rayons X est fréquemment utilisé en combinaison avec la chirurgie ou la chimiothérapie.
• L’immunothérapie par anticorps monoclonaux ou « biothérapie » (ex. anti-CD20 = rituximab) consiste à stimuler le système immunitaire en injectant des anticorps dans l’organisme, pour cibler et détruire les cellules pathologiques. Les injections sont réalisées sous surveillance hospitalière, souvent en association avec la chimiothérapie.
• La greffe de cellules souches hématopoïétiques repose sur l’injection de cellules particulières fabriquant des plaquettes, des globules rouges et blancs qui permet de régénérer la moelle osseuse (tissu présent dans les os et produisant les différents éléments du sang). En effet, la moelle peut être détruite par la chimiothérapie et/ou la radiothérapie, en même temps que les cellules cancéreuses visées.
On pratique deux types de greffes :l’autogreffe ou l’allogreffe. L’autogreffe consiste à injecter au malade ses propres cellules souches hématopoïétiques. L’allogreffe est l’injection de cellules issues d’un donneur compatible.
Dans tous les cas, la greffe rend nécessaire une hospitalisation de plusieurs semaines. Pour en savoir plus sur cette opération, consultez le site de la Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire. 
• Une intervention chirurgicale est nécessaire dans certaines formes de lymphomes non-Hodgkiniens, le plus souvent pour ôter une tumeur.

Quels sont les effets secondaires des traitements du lymphome ?

Des effets indésirables, secondaires au traitement, peuvent survenir :
• Nausées, vomissements, diarrhées,
• Chute des cheveux,
• Aphtes dans la bouche,
• Fatigue plus ou moins intense,
• Symptômes semblables à ceux de la grippe (frissons, fièvre, douleurs musculaires, faiblesse, nausées) en cas de traitement par anticorps monoclonaux.
La plupart de ces effets indésirables peuvent relever d’un traitement et il ne faut pas hésiter à en parler au médecin pour qu’il essaye de les soulager au mieux.

Est-il possible de préserver la fertilité pendant le traitement du lymphome ?

Une stérilité secondaire à la chimiothérapie du lymphome peut survenir après le traitement. Le plus souvent, ce phénomène est transitoire. Néanmoins, les hommes jeunes peuvent pratiquer un prélèvement de leur sperme, pour qu’il soit conservé. Chez les femmes jeunes, le prélèvement et la conservation des ovules, après une stimulation ovarienne suivie d’une ponction ovarienne, est un peu plus compliquée mais est aussi possible.

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