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Cancer du sein

Cancer du sein : les chances de guérison sont meilleures avec le traitement précoce

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui peut être guérie dans 9 cas sur 10 si elle est diagnostiquée suffisamment tôt. Il existe grande hétérogénéité de cancers du sein selon les cellules concernées et leur degré d’agressivité. Avec les nouveaux traitements et la médecine de précision, le pronostic des formes graves et des formes métastatiques s'améliore également.

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Des mots pour les maux
Le mot « malin » signifie que la tumeur peut se propager (« métastases ») vers d’autres parties du corps.
Le cancer du sein qui se développe à partir des cellules qui tapissent les canaux transportant le lait des glandes au mamelon est appelé « carcinome canalaire », alors que celui qui se développe à partir des cellules des glandes produisant le lait porte le nom de « carcinome lobulaire ».
Ces cancers peuvent être « in situ », c’est-à-dire qu’ils vont demeurer confinés à leur emplacement d’origine ou ils peuvent être « infiltrants », ou « invasifs », c’est-à-dire qu’ils se propagent dans les tissus voisins.
Les « métastases » sont des tumeurs secondaires qui se forment à distance de la tumeur à partir de la migration des cellules cancéreuses.

Qu'est-ce qu’un cancer du sein ?

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Il représente plus du tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme.
Chaque sein contient une glande mammaire, elle-même composée de quinze à vingt lobules et de canaux, ainsi que du tissu de soutien qui contient des vaisseaux, des canaux lymphatiques et de la graisse. Le rôle des lobules est de produire le lait en période d’allaitement et celui des canaux de transporter ce lait vers le mamelon.
La glande mammaire se développe et fonctionne sous l’influence des hormones sexuelles fabriquées par les ovaires. Ces hormones sont les œstrogènes, qui permettent notamment le développement des seins au moment de la puberté et tout au long de la grossesse, ainsi que la progestérone qui joue notamment un rôle dans la différenciation des cellules du sein et sur le cycle menstruel, en préparant par exemple l’utérus à une éventuelle grossesse.
Les cellules du sein subissent parfois des changements qui rendent leur mode de croissance ou leur comportement anormal. Ces changements peuvent engendrer des affections bénignes du sein, comme l’hyperplasie atypique ou des kystes du sein ou, plus rarement, des modifications des cellules mammaires à l’origine d’un cancer du sein.
Le cancer du sein se développe le plus souvent dans les cellules qui tapissent les canaux transportant le lait des glandes au mamelon : ce type de cancer du sein est appelé « carcinome canalaire ». Le cancer peut aussi se former dans les cellules des glandes produisant le lait (regroupées en lobules) : ce type de cancer porte le nom de « carcinome lobulaire ».
Ces deux cancers (carcinomes canalaire et lobulaire) peuvent être « in situ », c’est-à-dire qu’ils vont demeurer confinés à leur emplacement d’origine et ne pas envahir les tissus voisins. Ils peuvent également être « infiltrants », ou « invasifs », c’est-à-dire qu’ils se propagent dans les tissus voisins.
D’autres types de cancers du sein moins fréquents peuvent aussi être observés : cancer inflammatoire du sein, cancer du sein triple négatif, cancer du sein de type basal et, très rarement, un sarcome.

Quels sont les différents types de cancers du sein ?

• Les tumeurs bénignes ont des contours bien délimités. Elles ont une croissance lente et restent localisées dans le tissu ou l’organe dans lequel elles sont apparues : elles n’entraînent donc pas de métastases dans d’autres régions du corps. Les tumeurs bénignes sont composées de cellules qui ressemblent aux cellules normales du tissu mammaire. On dit qu’elles sont « bien différenciées ».
• Les tumeurs malignes ont des contours le plus souvent mal délimités. Certaines sont toutefois bien limitées et peuvent alors retarder le diagnostic de cancer en étant considérées un temps comme bénignes. Les cellules cancéreuses qui composent les tumeurs malignes présentent diverses anomalies par rapport à des cellules normales : forme et taille différentes, contours irréguliers… On parle de « cellules indifférenciées » car elles ont perdu leurs caractéristiques d’origine. Les tumeurs malignes ont tendance à envahir les tissus voisins. Elles peuvent aussi entraîner des métastases, c’est-à-dire une nouvelle tumeur dans une autre région du corps qu’on appelle « tumeur secondaire ». Elle est liée à la migration de cellules cancéreuses qui s’échappent de la tumeur primitive et vont coloniser d’autres organes pour y former une métastase.
• La plupart des adénocarcinomes se développent dans la partie supérieure externe du sein. Le type le plus courant de tumeur maligne du sein est « l'adénocarcinome ». Il existe 2 types principaux d'adénocarcinome, soit le « carcinome canalaire » qui prend naissance dans le revêtement des canaux galactophores du sein, soit le « carcinome lobulaire » qui prend naissance dans les glandes productrices de lait (lobules) du sein.
• Les carcinomes canalaires et les carcinomes lobulaires sont classés selon qu’ils sont « non infiltrants » (« in situ »), c’est-à-dire qu’ils sont confinés (pas de propagation au-delà de leur emplacement d’origine et pas d’envahissement les tissus voisins), ou « infiltrants », c’est-à-dire qu’ils se sont propagés au-delà de leur emplacement d’origine jusque dans les tissus voisins.

Quels en sont les signes du cancer du sein ?

• Les signes précoces du cancer du sein les plus fréquents sont liés à la présence d’un amas anormal de cellules dans le sein.
Le signe précoce le plus courant d’un cancer du sein est la découverte d’une boule ou d’une masse dans un sein. C’est généralement la femme elle-même qui découvre cette masse, mais on l’observe parfois lors d’une mammographie de dépistage avant même qu'on puisse la sentir au toucher. La masse est constamment présente, identique quelle que soit la période du cycle menstruel. Elle est généralement sensible, mais non douloureuse, dure, de contours irréguliers, et parfois fixée à la peau ou à la paroi thoracique.
Il peut exister des modifications de l’aspect du sein. Le sein peut se déformer et perdre de son galbe, des rides peuvent apparaître. La peau du sein peut devenir capitonnée (et prendre l’aspect d’une « peau d’orange ») ou plissée. La peau du sein peut être rouge, ulcérée, recouverte de croûtes. Des modifications du mamelon peuvent également évoquer un cancer du sein. Le mamelon peut pointer vers l’intérieur (alors qu’habituellement, il est dirigé vers l’extérieur). Un écoulement à partir d'un seul mamelon peut être le signe de cancer du sein, en particulier s'il se manifeste sans qu’il n’y ait de compression du mamelon et s’il contient du sang ou si le liquide est verdâtre. La formation de croûtes ou d'ulcères ou la peau qui pèle sur le mamelon peuvent être le signe d’un type rare de cancer du sein comme la maladie de Paget du mamelon.
Une rougeur, un œdème et une chaleur importante au niveau du sein peuvent être le signe d'un cancer du sein inflammatoire. Une démangeaison d’un sein ou d’un mamelon peut être le signe d’un cancer inflammatoire du sein.
• Les signes tardifs se manifestent quand la tumeur cancéreuse grossit ou se propage vers d'autres parties du corps.
La présence de petites masses dures dans le creux de l’aisselle peut signifier qu’un cancer du sein s’est propagé aux ganglions lymphatiques de l'aisselle (ou « creux axillaire »).
La propagation des cellules cancéreuses peut se faire à distance vers d'autres organes : douleur osseuse, nausées, perte d'appétit, perte de poids, jaunisse (jaunissement de la peau et du blanc des yeux avec urines jaune foncé), accumulation de liquide autour des poumons (épanchement pleural) avec essoufflement et toux, maux de tête…

Est-ce qu’il existe des cancers du sein chez l’homme ?

Le cancer du sein prenant naissance à partir du tissu mammaire et les hommes ayant du tissu mammaire comme les femmes, même si leurs seins sont moins développés, ils peuvent aussi faire un cancer du sein.
• Le cancer du sein est rare chez l'homme : moins de 1 % de tous les cancers du sein affectent les hommes.
• Le risque de développer un cancer du sein pour un homme augmente avec l’âge. Le cancer du sein est plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes de plus de 60 ans.
• Les autres facteurs de risque avérés sont : des antécédents familiaux de cancer du sein, une prédisposition génétique (BRCA2), un syndrome de Klinefelter, une exposition aux rayonnements (radiothérapie thoracique), ou une cirrhose du foie.
• Même si les signes du cancer, l’évolution de la maladie et la prise en charge d’un carcinome canalaire infiltrant sont sensiblement identiques chez l’homme et chez la femme, il y a quelques différences. La plupart des hommes atteints d'un cancer du sein ont un « carcinome canalaire infiltrant » et les autres types de cancer du sein sont très rares. Le cancer du sein chez l’homme se traite comme celui de la femme post-ménopausée, où les ovaires de la femme cessent de produire des œstrogènes, car ceux-ci n’existent pas de façon significative chez l’homme.

Quels sont les facteurs qui augmentent le risque du cancer du sein ?

Plusieurs facteurs influent sur le risque de survenue d’un cancer du sein : on parle de facteurs de risque, même s’il existe encore aujourd’hui des incertitudes quant au degré d’implication de ces facteurs.
Il faut se souvenir qu’une personne qui possède un ou plusieurs facteurs de risque peut cependant ne jamais développer de cancer. Inversement, il est possible qu’une personne n'ayant aucun facteur de risque soit atteinte de ce cancer.
En dehors du sexe (plus de 99 % des cancers du sein touchent les femmes), les quatre principaux facteurs de risque de cancer du sein sont l'âge, les antécédents personnels (dans le même sein ou dans le sein controlatéral) et familiaux (mère, sœur ou fille) de cancer du sein et les prédispositions génétiques au cancer du sein (BRCA1 et BRCA2 ou mutations génétiques rares).
D’autres facteurs ont également été identifiés, ce sont l’exposition de l’organisme aux hormones type œstrogènes (règles précoces et ménopause tardive, traitement hormonal substitutif prolongé au-delà de 5 ans), l’exposition aux rayonnements ionisants (radiothérapie thoracique pour lymphome hodgkinien avant 15 ans), le surpoids, et la consommation de tabac ou d’alcool.