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Insuffisance rénale : prendre soin de ses reins permet d’éviter la dialyse
Insuffisance rénale : prendre soin de ses reins permet d’éviter la dialyse
Publié le 05.03.2018
Mise à jour 08.03.2019
Insuffisance rénale : prendre soin de ses reins permet d’éviter la dialyse
fizkes/iStock

Insuffisance rénale : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer une insuffisance rénale ?

La maladie rénale s’installe le plus souvent lentement et silencieusement, mais elle évolue au fil des ans. La maladie rénale chronique n’est donc parfois décelée que tardivement, lorsque la fonction rénale s’est grandement détériorée.
En cas de diabète, une atteinte des reins doit être activement et systématiquement recherchée. Un des marqueurs les plus précoces de l’atteinte rénale au cours du diabète est la microalbuminurie. Il s’agit de la présence de très faibles quantités de protéines dans l’urine (30 à 299 mg d’albumine par 24 heures).
En l’absence de diagnostic précoce, des signes (« symptômes »), généralement peu spécifiques, apparaissent comme une grande fatigue (« asthénie »), une pâleur, un amaigrissement, des troubles digestifs (perte d'appétit, nausées, vomissements), des œdèmes, des crampes, une impatience dans les jambes, surtout la nuit, des démangeaisons intenses, des troubles du sommeil.

Comment diagnostiquer une insuffisance rénale chronique ?

Le diagnostic est le plus souvent fait à l’occasion d’une prise de sang réalisée pour une autre maladie ou avant une opération.
• Le meilleur moyen d’en faire un diagnostic précoce est de faire un dépistage systématique chez les personnes qui ont un ou plusieurs facteurs de risque de maladie rénale chronique, et en particulier le diabète et l’hypertension artérielle. Ce dépistage est particulièrement important pour retarder l'évolution de l'insuffisance rénale. Ce dépistage consiste en une prise de sang pour le dosage de la créatinine et une analyse des urines de 24 heures qui permettent de calculer la clairance de la créatinine, ainsi que de rechercher des protéines dans les urines. Normalement, la créatinine doit être éliminée par les reins dans les urines. Dès que son taux augmente anormalement dans le sang, cela signifie que la fonction rénale n'est plus suffisante. Son taux dans le sang ne doit pas dépasser 115 micromoles par litre, soit 7 à 13 mg. Le pourcentage d'élimination de la créatinine se détériore progressivement jusqu'à ce que le malade soit en insuffisance rénale. L’insuffisance rénale chronique est définie, indépendamment de sa cause, par la persistance au-delà de 3 mois de marqueurs d’atteinte rénale.
• Le dysfonctionnement du rein est également évalué en mesurant la quantité de plasma sanguin filtré par minute par les reins. Cette analyse est appelée le « débit de filtration glomérulaire » (ou DFG). En pratique courante, le débit de filtration glomérulaire est estimé à l’aide d’une équation (appelée CKD-EPI) à partir du taux de créatinine dans le sang (créatininémie) dosé par méthode enzymatique. La 2ème définition de l’insuffisance rénale est liée à la DFG et correspond à un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 60ml/min/1,73m².
• Parallèlement, on recherche dans les urines, la présence de marqueurs d’atteinte rénale comme l’albumine (« protéinurie »), des globules blancs (« leucocytes »), des globules rouges (« hématies »). Leur présence peut être révélée par des bandelettes ou mesurée, plus précisément, dans les urines au laboratoire.
• Ces premiers éléments permettent d’estimer s’il s’agit d’une insuffisance rénale avancée et si elle est à risque de progression rapide (= présence d’une protéinurie) ce qui nécessitera un recours rapide au médecin spécialiste des reins, le « néphrologue ».
En dehors de cette situation, le diagnostic devra être confirmé, en répétant les tests dans les 3 mois qui suivent, de préférence dans le même laboratoire et complété par une échographie rénale.
• Une fois le diagnostic posé, un bilan complet permet de rechercher la cause de la maladie rénale chronique et ses éventuelles répercussions sur l’organisme.
En cas d’insuffisance rénale aiguë liée à un obstacle mécanique, le diagnostic fait appel à différentes techniques d’imagerie médicale permettent de visualiser la dilatation des voies urinaires et, éventuellement, l’obstacle responsable : scanner et échographie des reins.

Comment classe-t-on une insuffisance rénale chronique ?

Les personnes souffrant d’une insuffisance rénale chronique peuvent rester en bonne santé apparente avec des reins fonctionnant de 10 à 20 % de leur capacité normale. Ce n’est qu’à un stade très avancé que l’insuffisance rénale provoque les signes les plus gênants.
Selon la classification américaine, il existe 5 stades de la maladie rénale chronique en fonction du débit de filtration rénale (DFG) estimé par la formule MDRD) :
 

• Stade 1 :
Maladie rénale chronique avec marqueurs d'atteinte rénale
DFG supérieur ou égal à 90 ml/min.
• Stade 2 :
Insuffisance rénale chronique minime
DFG entre 89 et 60 ml/min.
• Stade 3 :
Insuffisance rénale chronique modérée
DFG entre 59 et 30 ml/min.
• Stade 4 :
Insuffisance rénale chronique sévère
DFG entre 29 et 15 ml/min.
• Stade 5 :
Insuffisance rénale chronique terminale
DFG inférieur à 15 ml/min.
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