- Une étude révèle que les Françaises paient en moyenne 2.549 euros par an pour des soins non remboursés.
- Soutien psychologique, médecines douces et compléments alimentaires dominent ces dépenses.
- Les femmes ménopausées et atteintes d’endométriose affichent les budgets les plus élevés.
Ostéopathie, accompagnement psychologique, troubles hormonaux, suivi de fertilité ou encore douleurs chroniques : ces soins ne sont que très rarement remboursés par le système de santé, alors même qu’ils répondent à des besoins concrets et récurrents. Pour y accéder, les femmes doivent donc souvent financer elles-mêmes leurs soins, et ce, sur le long terme.
Résultat, une fracture sociale dans l’accès aux soins : en France, 9,5 millions de femmes chaque année déclarent reporter ou renoncer à des soins en raison de divers obstacles tels que le coût, la distance ou le manque de temps, alertait récemment une enquête menée par la plateforme Elsee Care.
Une radiographie des dépenses de santé
Hors soins pris en charge par l’Assurance-maladie, une femme consacre en moyenne 2.549 euros par an à sa santé et à son bien-être, selon cette étude, une radiographie des dépenses de quelque 1.500 femmes accompagnées depuis un an. La moitié d’entre elles dépensent au moins 2.125 euros, soit près de 5 % du revenu net annuel moyen féminin. 63 % de ces dépenses concernent la santé mentale et le mieux-être : 614 euros en consultations psychologiques, 552 euros en médecines douces (ostéopathie, acupuncture, naturopathie...), 518 euros en compléments alimentaires.
Endométriose, ménopause...
Les femmes ménopausées affichent le budget le plus élevé (2.807 euros par an), principalement pour les compléments. Celles atteintes d’endométriose ou de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) dépensent 2.643 euros, dont un quart en soutien psychologique. Le parcours de fertilité coûte en moyenne 2.487 euros par an, avec 1.503 euros alloués à l’accompagnement global et 583 € de compléments. Quant aux femmes enceintes ou en post-partum, elles dépensent 2.062 euros par an, dont 26 % pour la santé mentale.


