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Virus : faut-il se méfier des fontaines urbaines ?

Les fontaines pourraient favoriser la circulation des polluants et des agents pathogènes nocifs, selon une nouvelle étude.

Virus : faut-il se méfier des fontaines urbaines ? SerrNovik/istock




L'ESSENTIEL
  • En ville, les fontaines créent des îlots de fraicheur.
  • Mais, elles pourraient aussi être un lieu de transmission de virus et de polluants par le biais de la brume et des microgouttelettes répandues autour.
  • Les chercheurs ont proposé des mesures pour réduire les risques.

Dès que les températures grimpent, nous avons tous tendance à chercher des points de fraîcheur. En ville, les options peuvent être plutôt restreintes, conduisant les citadins à se réunir autour des fontaines et des jeux d’eau. Mais les chercheurs de l’université agricole de Shenyang et de l’Ocean University of China assurent dans un article paru dans Carbon Research que la brume rafraîchissante provenant de ces installations pourrait favoriser la dispersion d'agents pathogènes et de substances chimiques toxiques dans l'air.

La brume des fontaines peut contenir des bactéries et des polluants

Entre leur beauté, leur aspect ludique et leur fraîcheur, les fontaines ont tendance à attirer beaucoup de monde. Toutefois, l’inquiétude des scientifiques ne se porte pas sur leur affluence, mais sur leurs eaux. Ils notent en premier lieu que les systèmes à haute pression de ces installations transforment l'eau en microgouttelettes et en aérosols. Ces derniers peuvent contenir des agents pathogènes et des substances nocives.

"L’eau recyclée utilisée dans les fontaines peut contenir des bactéries Legionella (responsables de la légionellose) et des Escherichia coli. Des épidémies récentes, comme celle de légionellose de 2025 à New York, soulignent la facilité avec laquelle les aérosols contaminés peuvent se propager dans les zones urbaines", expliquent les auteurs dans leur communiqué.

De plus, de précédents travaux ont montré que certains composés toxiques, comme les substances perfluoroalkylées, présents dans les gouttelettes d’eau peuvent atteindre des concentrations cinq fois supérieures à celles dans "l’eau brute".

Et les risques ne sont pas moindres lorsqu’il fait beau… bien au contraire. En plein été, la forte lumière du soleil, la chaleur et le vent peuvent provoquer des transformations secondaires des polluants atmosphériques. Ce qui les rend plus toxiques et plus faciles à inhaler.

L'étude précise que les enfants sont les plus vulnérables face aux fontaines contaminés parce qu'ils ont "des taux d'inhalation plus élevés par rapport à leur masse corporelle" et qu'ils "sont plus susceptibles d'avoir un contact cutané direct ou une ingestion accidentelle". Les maladies liées aux fontaines vont de la dermatite aux réponses immunitaires respiratoires sévères.

Fontaines : prendre des mesures pour réduire les risques de propagations

"Il s'agit d'une menace omniprésente", estime le professeur Xiaohui Liu. "Les polluants ne restent pas seulement dans l'eau. Ils sont rejetés dans l'air que nous respirons, souvent à des concentrations bien supérieures à celles présentes dans l'eau d'origine."

Pour réduire les risques, le scientifique et ses collègues proposent une surveillance régulière de la qualité de l’eau en prenant en compte à la fois les produits chimiques et les agents pathogènes. Ils conseillent aussi d’améliorer les systèmes hydriques et d’établir des normes et des directives pour ces points d’eau. L’équipe appelle également à informer les citoyens sur les risques de dispersion de virus et de polluants via les microgouttelettes et la brume des fontaines.

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