- Le médicament Kenacort Retard® pourrait être en rupture au printemps 2026.
- Un retard de production entraîne un rationnement des stocks.
- Des alternatives existent, mais nécessitent un suivi médical.
A l’approche du printemps, l’inquiétude grandit chez les personnes allergiques. Alors que la saison des pollens rime avec nez qui coule et yeux qui piquent, un médicament clé pourrait venir à manquer dans les pharmacies françaises. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et des informations relayées par Le Journal des Femmes, le laboratoire Bristol-Myers Squibb fait face à des tensions d’approvisionnement du Kenacort Retard® 40 mg/1 ml.
Un corticoïde à effet prolongé très utilisé
"Nous ne sommes pas en mesure de communiquer une date de remise à disposition normale" : le 17 février 2026, Bristol-Myers Squibb a informé les professionnels de santé d’un "retard de production". L’ANSM confirme la mise en place d’un contingentement : les quantités livrées en ville sont limitées depuis février afin d’éviter une rupture brutale. Ces volumes seraient censés couvrir les besoins nationaux pour trois mois. Mais si la fabrication ne redémarre pas, une rupture complète pourrait survenir en mai 2026 en pharmacie, puis à l’hôpital d’ici la fin du mois.
Le Kenacort Retard® est un corticoïde injectable indiqué notamment dans les formes sévères de rhinite allergique saisonnière après que les autres traitements ont échoué. Il est également prescrit dans certaines affections dermatologiques inflammatoires et certaines maladies rhumatologiques comme les arthrites inflammatoires. Sa spécificité, comme son nom l’indique, tient à son action dite "retard" : après injection, la molécule est libérée progressivement et agit durant plusieurs semaines. Cet effet prolongé permet parfois de contrôler durablement l’inflammation et les réactions immunitaires excessives avec une seule injection.
Quelles alternatives pour les patients ?
En cas d’indisponibilité, Bristol-Myers Squibb évoque d’autres corticoïdes injectables : bétaméthasone, prednisolone, méthylprednisolone ou dexaméthasone. Ces molécules appartiennent à la même famille des anti-inflammatoires stéroïdiens, mais ne présentent pas le même profil pharmacologique ni la même durée d’action. Un changement de traitement pourrait donc nécessiter un ajustement des doses et un suivi médical rapproché, selon les autorités sanitaires. Elles invitent les patients à consulter leur médecin et à ne pas interrompre brutalement leur traitement au pic de la saison pollinique.



