Un cas de méningite à méningocoque a été détecté en Bretagne. Il s’agit d’un membre d’équipage d’un navire militaire amarré en rade de Brest, le San Giusto, spécialisé dans le transport et le débarquement de troupes et de véhicules. "Le vendredi 20 février, un membre d’équipage du navire militaire italien San Giusto au mouillage en rade de Brest a été évacué et pris en charge à l’Hôpital Régional d’Instruction des Armées Clermont-Tonnerre, explique la préfecture maritime de l’Atlantique dans un communiqué. Le patient a été examiné par l’équipe médicale, qui a confirmé un diagnostic de méningite à méningocoque."
Cette maladie d’origine bactérienne peut se transmettre par la salive et par voie aérienne de manière générale : en toussant, en postillonnant. "Les bactéries se transmettent par gouttelettes et par sécrétions respiratoires et pharyngées, précise l’Institut Pasteur. Elles vont se trouver dans la gorge et le nez de la personne infectée. La transmission de la maladie entre individus nécessite un contact proche et prolongé." Pour réduire les risques de propagation, le navire reste au mouillage en rade de Brest, sur ordre préfectoral, avec le personnel à bord. "Les autorités procèdent actuellement à l’identification des personnes ayant été en contact avec le patient", précise la préfecture maritime.
Quels sont les symptômes de la méningite à méningocoque ?
S’il existe des traitements pour la soigner, la méningite a un taux de mortalité élevé, d’environ 10 % selon l’Institut Pasteur et ces infections possèdent un "fort potentiel épidémique". Généralement, l’infection provoque des maux de tête, de la fièvre et des vomissements, mais elle peut également se manifester par des raideurs dans la nuque, une forme de léthargie, des troubles de la conscience voire un coma dans les cas les plus graves. "L’apparition de taches hémorragiques sous la peau (purpura), s’étendant progressivement (purpura extensif), est un critère de gravité de l’infection et une menace de choc septique, imposant le traitement antibiotique et l’hospitalisation d’urgence", alerte l’Institut Pasteur.
Comment est traitée la méningite à méningocoque ?
Pour éviter l’aggravation, il est nécessaire de prendre en charge rapidement la personne infectée : cela passe principalement par l’administration d’un médicament antibiotique. "La meilleure prévention est la vaccination, rappelle l’Institut Pasteur. Plusieurs vaccins contre certains types de méningocoques existent et sont efficaces." En France, depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre le méningocoque B et les méningocoques ACWY sont obligatoires pour les nourrissons.
Selon un bilan publié par Santé Publique France en avril 2025, 616 cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) ont été recensés en 2024 : c’est le nombre annuel de cas le plus élevé depuis 2010. Pour l’organisme, ce chiffre confirme une "recrudescence des infections invasives à méningocoque (IIM) observée depuis 2022".



