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QUESTION D'ACTU

Psychologie

Comment reconnaître un TOC ?

Une grande partie de la souffrance liée au TOC est invisible.

Comment reconnaître un TOC ? iStock/Tunatura




L'ESSENTIEL
  • Les TOC ne se limitent pas à des gestes ou des comportements compulsifs.
  • Ils peuvent se traduire par des pensées irrationnelles.
  • Les TOC peuvent générer des comportements d'évitement qui perturbent l'existence.

Contrairement aux idées reçues, le TOC ne se limite pas à des gestes de nettoyage ou de comptage. La grande majorité se passe au sein d’une activité mentale intense, envahissante et épuisante qui ne laisse rien apparaître. Le silence ou le retrait ne sont pas des signes de calme, mais le plus souvent ceux d’un combat intérieur permanent.

Le poids des obsessions silencieuses

Au cœur du TOC se trouvent les obsessions, c’est-à-dire ces pensées, images ou doutes intrusifs qui surgissent sans prévenir. Elles peuvent prendre la forme de peurs irrationnelles, comme celle d’avoir causé un accident sans s’en rendre compte, d’avoir mal agi envers quelqu’un ou d’être moralement répréhensible.

Ces pensées sont vécues comme étrangères à soi, en contradiction avec les valeurs profondes de la personne, ce qui les rend particulièrement angoissantes. Elles tournent en boucle, résistent au raisonnement logique et accaparent l’attention. De l’extérieur, la personne peut sembler absente ou préoccupée, alors qu’elle mobilise toute son énergie à tenter de comprendre, d’analyser ou de faire taire ces idées envahissantes.

Les rituels mentaux et les stratégies d’évitement

Même lorsque rien ne se voit, le mécanisme compulsif est bien présent. Pour apaiser l’angoisse, la personne met en place des rituels mentaux : répéter silencieusement des phrases, compter, prier intérieurement, revoir des souvenirs pour vérifier qu’aucune faute n’a été commise.

À cela s’ajoutent souvent des comportements d’évitement, comme éviter certains lieux, mots ou situations susceptibles de déclencher une obsession. Ces stratégies, bien qu’invisibles, peuvent prendre un temps considérable et devenir extrêmement fatigantes. Des changements d’habitudes inexpliqués ou des moments de réflexion intense et figée sont parfois les seuls indices perceptibles de cette lutte intérieure.

Soutenir avec empathie pour favoriser l’apaisement

Face à un TOC qui ne se voit pas, l’entourage peut se sentir déconcerté. La tentation de rassurer, de rationaliser ou de demander à la personne de "lâcher prise" est fréquente, mais souvent contre-productive.

Une approche constructive consiste à reconnaître la souffrance sans juger ni minimiser, pour montrer que l’angoisse est entendue. Ouvrir un espace de dialogue bienveillant permet alors de rompre l’isolement. Encourager, sans pression, le recours à une aide professionnelle renforce également le sentiment de sécurité et de compréhension.

En savoir plus : "Toc ou pas Toc ? : Reconnaître un trouble obsessionnel compulsif et le guérir" de Franck Lamagnère.

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