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Don d’organes

La France est championne des greffes d’organes… mais manque de donneurs 

Les greffes d’organes n’ont jamais été aussi nombreuses en France en 2025. Cependant, plus de 23.000 personnes restent en attente d’une transplantation. 

La France est championne des greffes d’organes… mais manque de donneurs  gpointstudio/istock

  • Publié le 21.02.2026 à 13h45
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6.148 greffes d’organes ont été réalisées en France en 2025. D’après l’Agence de la biomédecine, ce nombre n’avait jamais été atteint auparavant. Néanmoins, l’organisme constate une augmentation de l’opposition au don d’organe, notamment liée à la désinformation.  

Greffes d'organes : un chiffre jamais atteint en France, mais en deçà des objectifs 

"La greffe est une activité médicale vitale, qui intervient en dernier recours dans la prise en charge de patients gravement malades", rappelle l’Agence de la biomédecine dans un communiqué. En 2025, les greffes rénales étaient les plus nombreuses en France, suivies par les greffes hépatiques, et les greffes cardiaques. Le nombre de transplantations réalisées dépasse pour la première fois les 6.120 greffes réalisées en 2017, mais il demeure en dessous des seuils espérés. "Ces résultats se situent ainsi dans la fourchette basse des trajectoires fixées par le Plan ministériel 2022-2026 pour le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus, prévient l’agence. Les efforts et la stratégie mise en place portent leurs fruits, tout en montrant que la poursuite de la progression nécessitera de nouveaux leviers d’action."

Une légère hausse du taux d'opposition au don d'organe

L'agence observe notamment une hausse du taux d’opposition au prélèvement d’organe : il est passé de 36,4 % en 2024 à 37,1 % en 2025. "Le taux d’opposition correspond à l’opposition du défunt rapportée par les proches, ou à un contexte n’ayant pas permis d’aboutir à un prélèvement", précise l’organisme. Ce chiffre varie selon les régions, mais il atteint son maximum en Île-de-France, avec 50,9 %. Depuis 2024, il est en hausse en Centre Val-de-Loire, en Bretagne, en Guadeloupe, mais il a baissé en région Île-de-France, en Martinique, à La Réunion et dans la région Grand Est. "Pour les patients en attente de greffe, le double enjeu d’augmenter le recensement et de faire reculer l’opposition demeure crucial : au 1er janvier 2026, 23.294 malades étaient en attente d’une greffe, dont 11.642 en liste active", souligne l’Agence de biomédecine. 

Don d’organe : des idées reçues en hausse

Dans l'ensemble, 74 % des Français se déclarent favorables au don de leurs organes, mais certaines idées reçues persistent. L’Agence de biomédecine note que 62 % des Français pensent que le prélèvement est automatique en l’absence d’inscription sur le registre national des refus, alors que les proches sont toujours consultés. Ils sont un peu moins de la moitié à savoir que le don d’organes et de tissus n’est pas incompatible avec les rites funéraires. 

Par ailleurs, l’organisme observe un écart entre les générations : les 65 ans et plus se sentent bien informés et concernés sur le sujet, mais les 16 - 24 ans sont plus nombreux à s’opposer au don d’organes. En 2024, 72 % y étaient favorables, contre 65 % en 2025. Selon l’agence, la désinformation sur les réseaux sociaux a généré "des dizaines de milliers d’inscriptions infondées sur le registre national des refus" en 2024 et 2025. "En matière de don d’organes, la désinformation tue, alerte David Heard, Directeur de la communication et de la relation avec les publics de l’Agence de la biomédecine. "Quand quelqu’un refuse le don d’organes sur la base de fausses informations, ce sont de vraies vies qui vacillent sur la liste d’attente de greffe." En 2025, 966 personnes en attente d’une greffe sont décédées.

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