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Adénome de la prostate : une hypertrophie bénigne que l'on traite
Adénome de la prostate : une hypertrophie bénigne que l'on traite
Publié le 20.09.2018
Mise à jour 20.09.2018
Mots-clés :
Adénome de la prostate : une hypertrophie bénigne que l'on traite
Wavebreakmedia/iStock

Hypertrophie bénigne de la prostate : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer une hypertrophie bénigne de la prostate ?

Les signes de l’HBP sont généralement très évocateurs, ils sont dûs le plus souvent au rétrécissement de l’urètre qui est comprimé par la grande taille de la prostate, à l’origine d’une gêne à l’écoulement de l’urine. Celle-ci s’accumule en amont de la prostate dans la vessie qui ne s’évacue pas complètement : c’est le « résidu mictionnel ».
Les signes urinaires sont donc en rapport avec cette gêne à l’écoulement et ce résidu mictionnel ce qui se manifeste par d’abord par une faiblesse du jet d’urine,un démarrage du jet suivi d'un arrêt puis d'un redémarrage, un besoin de pousser pour uriner, une impression de vessie vidée incomplètement. Ensuite apparaissent des envies fréquentes d’uriner, un besoin impérieux d’uriner, voire des réveils nocturnes avec envie d’uriner. Parfois les malades se plaignent de douleurs en urinant.

Comment faire le diagnostic de l’hypertrophie bénigne de la prostate ?

Les signes urinaires décrits par la personne qui en souffre permettent souvent au médecin de faire le diagnostic.
Il est aussi possible d’utiliser un questionnaire qui permet de préciser le trouble. Le score IPSS qui évalue sept signes de l’HBP est le plus utilisé. Le médecin réalise ensuite un toucher rectal, l’examen qui consiste à introduire un doigt dans l’anus du malade pour palper la prostate et évaluer sa taille, ainsi que sa consistance.
Pour évaluer avec précision la miction, c’est-à-dire l’évacuation des urines, l’urologue réalise une « débitmétrie urinaire ».

Avec quoi peut-on confondre une hypertrophie bénigne de la prostate ?

Le cancer de la prostate doit être éliminé bien que très souvent il ne s’accompagne pas de signes urinaires car il est localisé dans une partie de la prostate qui est éloignée de l’urètre.
Une prostatite aiguë est une infection le plus souvent bactérienne de la glande prostatique qui provoque des signes de gène à la miction, mais aussi des manifestations infectieuses telles que la fièvre. Une prostatite aiguë peut survenir sur un adénome.
Une prostatite chronique est une forme traînante d’infection qui peut se manifester par une grosse prostate irrégulière.
Chez l’homme jeune, la sténose de l’urètre et la maladie du col vésical peuvent entraîner des signes urinaires mais le toucher rectal est normal.
Enfin, chez le fumeur, les polypes de la vessie peuvent être évoqués.

Quand faut-il consulter en urgence ?

L’HBP s’installe très progressivement pendant une ou deux décennies. Il ne s’agit donc pas d’une urgence.
La seule urgence est la survenue d’une impossibilité complète et brutale d’uriner : c’est la « rétention aiguë d’urine » qui survient sur des HBP de grande taille, parfois sans facteur déclenchant.
Elle nécessite une hospitalisation rapide pour vider la vessie à l’aide d’une sonde (« sondage urinaire ») et ensuite traiter l’adénome de la prostate.

Quelles sont les complications de l’hypertrophie bénigne de la prostate ?

Elles sont rares mais surviennent quand le volume de la prostate est devenu important.
La rétention aiguë d’urine est bien sûr urgente, car très douloureuse en raison de la distension de la vessie et elle expose à des complications gravissimes si elle n’est pas prise en charge rapidement (distension des reins avec risque d’insuffisance rénale et risque de rupture de la vessie avec infection du péritoine (« péritonite »)).
Une infection de la prostate peut survenir en raison de la stagnation des urines dans la vessie (« prostatite »). Cette même stagnation des urines peut être à l’origine du développement de calculs dans la vessie (« lithiase vésicale »).
En cas de rétention urinaire chronique, il est possible de voir apparaître une dilatation des cavités urinaires des rein, avec une distension des reins et une insuffisance rénale.
En dehors de la prostatite qui se traite avec des antibiotiques, les autres complications nécessitent le plus souvent un traitement chirurgical de l’HBP.

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