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Hépatite A : une maladie très contagieuse pour les voyageurs

Hépatite A : une maladie très contagieuse pour les voyageurs

Publié le 28.07.2015
Mise à jour 16.10.2015
Hépatite A : une maladie très contagieuse pour les voyageurs
© 123RF-Antonio Oquias

L’hépatite A est une infection virale du foie très présente dans les pays en voie de développement. Le virus VHA se transmet entre personnes ou au contact d’objets et aliments contaminés. C’est l’une des principales maladies que l’on peut contracter au cours d’un voyage alors qu’elle est évitable par la vaccination.

Hépatite A : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
L’hépatite A est une infection virale du foie dont l’évolution est le plus souvent bénigne (inflammation aiguë simple du foie) et plus rarement grave (destruction du foie au cours d’une hépatite fulminante).
La coloration en jaune de la peau et des conjonctives des yeux (jaunisse) est appelée « ictère » par les médecins. Elle est liée à la destruction des cellules du foie (cytolyse) qui aboutit au relargage de la bilirubine dans le sang.
Le virus de l’hépatite A (VHA) se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés (« péril fécal ») ou par contact direct avec une personne infectée.
Contrairement aux hépatites B et C, l’hépatite A n’entraîne pas de maladie chronique du foie et elle est rarement mortelle, mais elle peut provoquer une grande fatigue et un malaise important avec nausées et anorexie.
L’hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë) est rare mais elle est alors associée à une mortalité élevée (réaction immunitaire excessive de l’organisme contre les cellules infectées du foie ainsi que celles qui ne sont pas infectées).
L’hygiène et la vaccination contre l’hépatite A constituent les moyens les plus efficaces de se protéger de la maladie. Au niveau des pays en voie de développement, un meilleur assainissement des eaux de boissons et la vaccination sont les moyens d’envisager une éradication.

Qu'est-ce que l'hépatite A ?

L'hépatite A est une infection aiguë du foie qui est provoquée par le virus de l'hépatite A (VHA). Le VHA est un petit virus à ARN (picornavirus).
Après avoir été ingéré par voie orale, le virus envahit la circulation sanguine en traversant la membrane qui recouvre la cavité de la bouche ou de l’intestin (l’épithélium). Le sang achemine ensuite le VHA vers sa cible, le foie, où il se multiplie à l’intérieur des cellules de cet organe (hépatocytes et cellules de Kupffer).
Ce n’est pas le virus qui détruit ces cellules, mais la réaction de défense immunitaire de l’organisme, ce qui explique que dans de rares cas, cette réaction puisse aller au-delà du nécessaire (détruire les cellules infectées) et détruire complètement le foie.
L'infection provoque donc des lésions inflammatoires du foie et des altérations des cellules du foie, qui aboutissent à leur destruction (cytolyse) par le système immunitaire. Une régénération des cellules du foie intervient à la guérison de l’infection. A partir du foie, les virus sont excrétés dans la bile, puis dans les selles, ce qui explique la contamination des autres personnes, si les eaux usées sont insuffisamment retraitées.
L’hépatite A guérit seule, sans traitement, en 10 à 20 jours. De rares formes aiguës et graves sont observées (hépatite fulminante = 0,5 % des cas). Parfois, on peut observer des formes prolongées qui se caractérisent par une évolution sur plusieurs semaines ou mois, mais surtout des formes avec rechutes (1 à 2 % des cas) survenant après une guérison apparemment complète ou une rémission partielle. Cependant, cette maladie n'évolue jamais vers une forme chronique.
La maladie touche surtout le jeune adulte et l'enfant et est immunisante : lorsqu'on a eu une fois l'hépatite A, on ne peut pas la contracter à nouveau (en revanche, on peut avoir une autre hépatite, virale ou toxique).

Combien existe-t-il d’hépatites virales ?

À ce jour, cinq virus capables de provoquer une infection et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus sont désignés par les lettres A, B, C, D et E, et diffèrent par leur mode de transmission et leur agressivité.
Le virus de l’hépatite B se transmet par contamination « manu-portée » ou lors des transfusions et des rapports sexuels. Il donne des hépatites aiguës et des hépatites chroniques.
Le virus de l’hépatite C se transmet par piqûre lors des transfusions, lors de la prise de drogue, lors des tatouages ou lors de soins médicaux mal réalisés. La transmission lors des rapports sexuels est très rare. L’infection à VHC donne essentiellement des hépatites chroniques.
Le virus de l’hépatite D n’atteint que les personnes déjà contaminées par le virus de l’hépatite B. Le virus de l’hépatite E a un mode de contamination très voisin de celui de l’hépatite A.

Comment l'hépatite A se transmet-elle ?

Le mode de transmission de l'hépatite A est de type « oro-fécal », c’est-à-dire que la transmission se fait :

• De façon directe, de personne à personne, notamment dans les collectivités (crèche, école maternelle/primaire) et dans certains groupes à risque (voyageurs en zone d'endémie, utilisateurs de drogues...).
La transmission est facilitée par le fait qu’une personne malade est contagieuse 15 jours avant l'apparition de la jaunisse (coloration jaune de la peau due à la présence de pigments biliaires = ictère) et en général quelques jours après.

• De façon indirecte, par l'intermédiaire d’une ingestion d'eau contaminée par les virus présents dans les selles des personnes malades (puits, piscines insuffisamment traitées), de coquillages récoltés en eau insalubre et consommés crus ou peu cuits (moules, palourdes, huîtres), d'aliments contaminés, consommés crus (salade, tomates, fraises/framboises surgelées...), d'objets souillés (contamination « manu-portée).

 

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