• CONTACT

MIEUX VIVRE

Épidémie

Ebola en RD Congo : les raisons d’une "urgence de santé publique"

La propagation du virus Ebola en République Démocratique du Congo est une urgence de santé publique d'intérêt international, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Il s’agit du deuxième plus haut niveau d’alerte. 

Ebola en RD Congo : les raisons d’une \ Motortion/istock

  • Publié le 19.05.2026 à 12h15
  • |
  • |
  • |
  • |


131 décès et 513 cas confirmés liés au virus Ebola en République Démocratique du Congo, selon les autorités sanitaires congolaises. L’annonce a été faite dans la nuit du lundi 18 mai, par le ministre de la santé Samuel-Roger Kamba. Dimanche 17 mai, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que l’épidémie constitue une "urgence de santé publique de portée internationale (USPPI)". Il s'agit du deuxième niveau d'alerte le plus élevé. Pour autant, elle ne "répond pas aux critères d’une urgence due à une pandémie", prévient l'organisation.

Ebola : pourquoi l’OMS classe l’épidémie en urgence de santé publique ?

Le classement de l’épidémie comme USPPI correspond à plusieurs critères, définis par l’OMS. Il s’agit d’abord d’un événement considéré comme "extraordinaire", compte tenu du nombre de cas enregistrés et suspectés. "Le taux élevé de positivité des premiers échantillons collectés (huit échantillons positifs sur les 13 collectés dans différentes zones), la confirmation des cas à Kampala et à Kinshasa, ainsi que le nombre croissant de déclarations syndromiques de cas suspects et de groupes de décès dans la province de l’Ituri indiquent que l’épidémie est potentiellement bien plus importante que ce qui est actuellement détecté et rapporté et présente un risque élevé de propagation locale et régionale", alerte l’organisation. Concrètement, il y a des incertitudes importantes actuellement sur le nombre réel de personnes infectées. "On comprend mal les liens épidémiologiques avec les cas connus ou suspects", poursuit l’OMS. 

Le second facteur de risque lié à la pathologie est le risque de propagation du virus au-delà de la RD Congo. "L’insécurité persistante, la crise humanitaire, la forte mobilité de la population, la nature urbaine ou semi-urbaine du foyer actuel et le vaste réseau d’établissements de santé informels aggravent encore le risque de propagation, comme cela a été observé lors de la grande épidémie de maladie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en 2018-2019", poursuit l’OMS. Elle affirme que le risque de propagation dans les pays frontaliers de la RD Congo est aujourd’hui "très élevé", à cause de "la mobilité de la population, du commerce et des voyages entre les deux pays, ainsi que de l’incertitude épidémiologique persistante". En Ouganda, deux cas et un décès ont été recensés, selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. 

Epidémie d’Ebola : un variant particulièrement dangereux 

Ces cas seraient liés au variant Bundibugyo du virus Ebola. Or, l’OMS précise qu’il n’existe "actuellement aucun traitement ou vaccin spécifique homologué contre l’infection à virus Bundibugyo, alors que c’est le cas pour les souches Ebola Zaïre". Dans une allocution samedi 16 mai, le ministre de la santé congolais Samuel-Roger Kamba a affirmé que le taux de létalité de cette souche pouvait atteindre 50 %. De son côté, l’OMS indique que plusieurs candidats vaccins et/ou traitements sont en cours de développement. "Des soins de soutien intensifs précoces, y compris une réhydratation et le traitement symptomatique, peuvent améliorer les chances de survie", alerte l’organisation. Découvert en 1976, le virus Ebola a fait plus de 11.000 morts entre 2013 et 2016, comme le rappelle Médecins sans Frontières

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES