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Zoonose

Encéphalite à tiques : encore une hausse importante des cas en 2025

En 2025, les premiers cas d’encéphalite à tiques ont été observés en avril et ont progressé jusqu’en juillet.

Encéphalite à tiques : encore une hausse importante des cas en 2025 Ladislav Kubeš/istock




L'ESSENTIEL
  • En 2025, 98 cas d’encéphalite à tiques ont été diagnostiqués en France.
  • Cela représente une hausse de 53 % par rapport à 2024.
  • Si les premiers cas sont apparus en avril, une activité soutenue a été observée dès le mois de mai et un pic très net a été enregistré en juillet 2025

Attention aux morsures des tiques lors de vos balades en forêt et autres broussailles. Ces arachnides acariens peuvent transmettre la maladie de Lyme, mais également l’encéphalite à tiques. Cette zoonose - provoquant d’abord un syndrome pseudo-grippal (fièvre, céphalées, myalgies, fatigue) puis une atteinte neurologique (méningite, encéphalite ou méningo-encéphalite) - a enregistré une recrudescence importante en 2025 prévient le bilan annuel de Santé Publique France.

Encéphalite à tiques : un pic des cas enregistré en juillet

"En 2025, l’augmentation du nombre de cas signalés s’est poursuivie avec une augmentation de 53 % par rapport à 2024, qui avait déjà vu un quasi doublement des cas", explique le rapport. Au total, 98 cas d'encéphalite à tiques (TBE) ont été diagnostiqués en France. Ils se sont échelonnés d’avril à décembre 2025, "avec une activité soutenue dès le mois de mai et un pic de survenue très net en juillet 2025". Lors de ce mois estival, 28 diagnostics ont été posés, soit plus d’un quart de tous les cas de l’année.

81 cas sur les 98 recensés ont été infectés dans l’Hexagone. La grande majorité d’entre eux séjournaient dans des départements de circulation du virus, soit la partie Est de la France (Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne, Rhône-Alpes). "Le 81e cas avait été contaminé en Lozère, il s’agit du premier cas pour lequel l’investigation conclut à une contamination dans ce département."

Concernant les symptômes, quatre-vingts patients ont présenté une forme neurologique de l’infection. "Les formes neurologiques les plus fréquentes étaient les encéphalites (37) et les méningites isolées (30). Plusieurs patients ont présenté des formes neurologiques plus complexes", ajoutent les experts.

Une hausse portée par une incidence et des signalements accrus

Pour Santé Publique France, l’augmentation observée des cas de la TBE - dont les signalements sont obligatoires depuis 2021 - pourrait s’expliquer par deux facteurs. "Une augmentation réelle de l’incidence, et une montée en puissance de la surveillance, incluant une meilleure connaissance de la maladie associée à une recherche plus systématique du diagnostic et une appropriation du signalement".

Actuellement, il n’y a pas de traitement spécifique pour l’encéphalite transmise par les tiques. "Le traitement repose sur une prise en charge de soutien. Si une personne développe une méningite, une encéphalite ou une méningomyélite, il sera nécessaire de l’hospitaliser et de lui prodiguer des soins de soutien, par exemple l’aider à respirer et à rester hydratée, ou réduire un œdème cérébral", explique le portail européen d’information sur la vaccination.

Toutefois, il est possible de se protéger contre cette zoonose grâce à la vaccination. Elle est recommandée chez les personnes résidant dans des zones où sévit la maladie et chez les voyageurs adultes et enfants exposés. Il ne faut pas hésiter à en discuter avec le médecin traitant.

Par ailleurs, il est possible de réduire le risque d’infection en évitant les morsures des tiques. Dans les zones qu’elles fréquentent (forêt, broussaille, hautes herbes, jardin…), il est recommandé de :

  • porter des vêtements à manches longues et des pantalons longs ;
  • utiliser des répulsifs contre les tiques ;
  • inspecter son corps à la recherche de tiques après des activités en extérieur et retirer les tiques à l’aide d’une pince dès que possible.
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