- Les résultats du séquençage complet de la souche Andes détectée chez une passagère française du paquebot MV Hondius ont été publiés par l’Institut Pasteur.
- La souche Andes est la même que celle détectée chez les autres passagers du navire de croisière.
- Il ne s’agit pas d’un nouveau variant, mais de la souche déjà connue en Amérique du Sud.
C’est un soulagement. Les résultats du séquençage complet de la souche Andes détectée chez une passagère française du paquebot MV Hondius ont été publiés par l’Institut Pasteur. "Le virus analysé correspond aux souches déjà connues et surveillées en Amérique du Sud, a indiqué Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, sur X. À ce stade, aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux".
La souche ressemble à 97 % aux virus Andes circulant en Amérique du Sud
L’@institutpasteur a réalisé le séquençage complet de la souche Andes détectée chez une passagère française du MV Hondius.
— Stéphanie RIST (@stephanie_rist) May 15, 2026
Le virus analysé correspond aux souches déjà connues et surveillées en Amérique du Sud. À ce stade, aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un…
En effet, ces résultats confirment que tous les cas positifs du bateau MV Hondius ont été touchés par la même souche du virus Andes. Dans un communiqué, l’Institut Pasteur précise que cette souche ressemble à environ 97 % aux virus Andes circulant en Amérique du Sud, notamment chez les rongeurs.
"Les 3 % de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d'impact sur les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs du bateau", explique Jean-Claude Manuguerra, responsable de l’unité Environnement et Risque Infectieux (ERI), de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) et responsable adjoint du Centre National de Référence (CNR) Hantavirus. Autrement dit, ces petites différences ne changent pas le comportement du virus, qui n’est donc pas plus dangereux ou transmissible que les souches déjà connues.
26 cas contacts français à l’isolement hospitalier
La passagère française du paquebot MV Hondius reste hospitalisée dans un état grave. En tout, sur ce bateau de croisière, une dizaine de cas ont été enregistrés, toutes nationalités confondues. Parmi les personnes touchées, trois sont décédées, probablement ou certainement à cause du virus.
Les 26 cas contacts français ont été placés en isolement hospitalier. Le protocole appliqué par les autorités sanitaires est similaire à celui de la méningite, dont les modalités de contagiosité sont semblables à celles de l’hantavirus. Ainsi, pour être considéré comme cas contact, une personne doit avoir été à moins de 2 mètres pendant plus de 15 minutes avec un patient testé positif dans les 10 jours précédant le test. Néanmoins, jusqu’à aujourd’hui, les résultats des tests des cas contacts français restent négatifs.


