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Hantavirus : pourquoi on n’est pas dans la situation de 2020 avec le Covid

La découverte d’un premier cas d’hantavirus Andes en France ravive le souvenir du Covid-19. Pourtant, les spécialistes et l’OMS se veulent rassurants : ce virus se transmet difficilement et ne présente pas, à ce stade, un risque de pandémie mondiale.

Hantavirus : pourquoi on n’est pas dans la situation de 2020 avec le Covid tuachanwatthana / istock




L'ESSENTIEL
  • Un premier cas d’hantavirus Andes a été détecté en France.
  • Les experts assurent que le virus est bien moins contagieux que le Covid.
  • Les autorités sanitaires se disent mieux préparées qu’en 2020.

Un premier cas positif confirmé en France, des cas contacts placés en quarantaine... Pour beaucoup, ces images rappellent ce que l’on a vécu au printemps 2020 avec le Covid-19. Mais les spécialistes l’assurent : l’hantavirus Andes, détecté chez une voyageuse revenant d’Amérique du Sud, actuellement hospitalisée en réanimation, ne présente pas le même potentiel épidémique que le coronavirus.

Un virus bien connu et une transmission moins facile

Invitée de RTL Matin, l’infectiologue Karine Lacombe a insisté : "On n'est pas du tout dans le même contexte que le Covid-19." Contrairement au SARS CoV 2 apparu fin 2019, la souche Andes de l’hantavirus est connue depuis des décennies. Elle circule dans certaines zones d’Argentine et du Chili, sans avoir provoqué de pandémie mondiale. "Cette souche existe dans des zones localisées en Amérique du Sud depuis longtemps et il n'y a jamais eu d'épidémie majeure, rappelle Karine Lacombe. On ne devrait pas avoir d'épidémie d'ampleur."

L’autre différence majeure concerne le mode de transmission. Le Covid-19 était un virus respiratoire capable de se diffuser massivement dans l’air. L’hantavirus Andes, lui, nécessite des contacts très rapprochés. "Ce n'est pas un virus respiratoire", souligne Karine Lacombe. "Ce n'est pas comme le virus SARS-CoV-2 qui, lui, s'aérosolise dans l'atmosphère de façon globale." La contamination se ferait principalement via les fluides corporels, notamment la salive ou la transpiration, lorsque les symptômes apparaissent. "On ne l'attrape pas en se promenant dans la rue", insiste l’infectiologue.

Pour rappel, les précédentes flambées observées en Argentine ont surtout concerné des contextes de proximité intense : réunions familiales, soins à des proches malades ou funérailles dans des espaces clos.

Des autorités mieux préparées qu’en 2020

Dernier élément rassurant : la réponse sanitaire semble plus rapide et coordonnée qu’au début de la pandémie de Covid-19. "Il y a six ans, il n'y a pas eu beaucoup de transparence sur l'information et on a travaillé en ordre dispersé, estime Karine Lacombe. Là, il y a eu une vraie harmonisation sur la diffusion de l'information qui a été claire et transparente et surtout, tous les scientifiques travaillent main dans la main avec les politiques."

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se veut également rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré auprès de BFMTV : "Je souhaite que les citoyens français ne s'inquiètent pas de cette situation". Et d'ajouter : "Le danger pour la population est [...] faible. C'est ce que nous avons toujours dit et ce que montrent nos analyses. Je souhaite que les Français le comprennent. Le risque, pour eux, est faible."

En France, une vingtaine de cas contacts ont déjà été identifiés et placés sous surveillance avec des mesures d’isolement renforcées en milieu hospitalier. Une stratégie destinée à éviter toute chaîne de transmission, même limitée.

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