"Écoutez votre corps, et si quelque chose vous semble anormal, n’attendez pas pour consulter", alerte Mariana Tata, dans une vidéo de l’Alliance contre le cancer colorectal, une association de prévention. Cette Américaine de 26 ans a découvert en juin dernier qu’elle était atteinte de cette maladie, à un stade avancé. La pathologie touche plus fréquemment les personnes de plus de 50 ans, mais les cas sont plus nombreux ces dernières années chez les jeunes aux États-Unis.
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Cancer colorectal : elle avait une tumeur de 20 centimètres dans l'intestin
Avant de découvrir qu’elle était atteinte d’un cancer, Mariana Tata a ressenti différents symptômes, dont des ballonnements. Elle pensait qu’ils étaient liés à son cycle menstruel ou à un problème gastro-intestinal, comme la maladie de Crohn. En avril 2025, elle a remarqué la présence de sang dans ses selles. Au bout d’un mois, elle a pris rendez-vous chez son médecin traitant, alarmée par ce symptôme. "Ma médecin a d’abord pensé à des hémorroïdes, mais heureusement, elle a malgré tout recommandé un examen par ultrasons, raconte la jeune femme dans une vidéo parue sur le compte Instagram de l’Alliance contre le cancer colorectal. Cette décision m’a sauvé la vie."
Les médecins découvrent alors une tumeur de 20 centimètres, qui obstrue son intestin, et s’est accrochée à son ovaire droit. Des examens complémentaires ont identifié un cancer colorectal de stade 4, en train de se propager à travers sa paroi abdominale, raconte le média américain Business Insider. Pour Mariana Tata, cette annonce est un choc. "Quand vous êtes jeune, vous ne pensez pas que c'est un cancer, confie-t-elle. Le cancer du côlon n'était pas du tout dans mon esprit." Après le diagnostic, le traitement démarre et cela passe d’abord par une chirurgie pour retirer la tumeur, mais aussi ses ovaires et ses trompes de Fallope. Malheureusement, elle n’a pas pu réaliser une préservation d’ovocytes.
Aux États-Unis, une hausse des cas de cancer colorectal chez les jeunes
La jeune femme suit depuis des séances de chimiothérapie toutes les deux semaines. À Business Insider, elle raconte qu’elle oublie parfois qu’elle souffre de cancer pendant ses semaines "off", mais le répit est de courte durée. "Cela vous frappe au visage et vous rappelle toutes les deux semaines que vous devez passer par là et que vous êtes malade, glisse-t-elle. C’est juste ma nouvelle réalité." Aujourd’hui, la maladie est considérée comme stable par les médecins, sans progression. Elle espère pouvoir rapidement revenir à ses habitudes d’avant le cancer.
Aux États-Unis, l’Alliance contre le cancer colorectal estime que 21.000 personnes de 40 ans et moins ont été diagnostiquées d’un cancer colorectal en 2025.



