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Santé mentale

Pratiquer une activité physique régulière est bon pour le moral

Par Mégane Fleury

Une étude réalisée sur plus d’un million d’Américains montre que les sportifs ont une meilleure santé mentale que les inactifs.

Ridofranz/istock

Un esprit sain dans un corps sain : une étude réalisée aux Etats-Unis vient confirmer la maxime. Les personnes pratiquant une activité physique auraient un meilleur moral que les inactifs. Les résultats ont été publiés dans la revue médicale The Lancet. 

Le sport a de multiples vertus : meilleure santé cardiovasculaire, maintien d’un poids d’équilibre, renforcement des défenses immunitaires, sommeil de meilleure qualité, etc. Cette fois, les scientifiques se sont intéressés aux bienfaits d’une activité physique sur le moral. Au total, ils ont collecté les données de 1 237 193 personnes âgées de 18 ans au minimum. Toutes ont répondu à un questionnaire concernant leur santé et leur état moral.

Pas plus de trois heures de sport hebdomadaires 

Les chercheurs ont comparé le nombre de jours où les participants déclaraient avoir un mauvais moral. Ils ont constaté que les personnes qui pratiquent une activité physique régulière avaient 43,2% de journées de ce type en moins, en comparaison à ceux qui sont inactifs. Toutes les sortes d’activité physique avaient un effet bénéfique sur le bien-être mental, mais les sports d’équipe, le cyclisme et la gymnastique seraient les plus efficaces.

Ces résultats ne sont pas un appel à passer cinq heures par semaine à la salle de sport. D’après les résultats, pratiquer plus de trois heures de sport est plus mauvais pour le moral que l’inactivité. L’idéal serait de faire entre trois et cinq séances de sport hebdomadaires d’une durée comprise entre 30 et 60 minutes. 

Du sport sur ordonnance

Les bénéfices du sport intéressent la médecine. Depuis 2016, les médecins sont encouragés à prescrire du sport sur ordonnance à leurs patients atteints de maladie chronique mais le dispositif est peu utilisé. En octobre dernier, la Haute autorité de santé a publié un guide pour encourager les médecins généralistes à y avoir recours.