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A Besançon

Empoisonnement : l’anesthésiste demande la levée de sa mise en examen

Soupçonné d’avoir empoisonné sept patients, dont deux sont décédés, le Dr Frédéric Péchier continue d’affirmer son innocence. 

Empoisonnement : l’anesthésiste demande la levée de sa mise en examen JanPietruszka/Epictura

  • Publié 31.08.2017 à 11h28
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Le Dr Frédéric Péchier, 45 ans, tente un coup dans son affaire judiciaire. Il a été mis en examen le 6 mars dernier pour empoisonnement avec préméditation de 7 de ses patients, dont deux n’ont pas survécu. Il demande aujourd'hui que soit levée cette mise en examen, au profit d’un statut de témoin assisté.

Ses avocats justifient cette demande par le manque ou la faiblesse d’indices graves et concordants dans l’affaire qui l’oppose à la justice.

Une provocation, pour les victimes et leurs familles. « Trop, c’est trop, s’indigne Me Frédéric Berna au micro de France Bleu, avocat des parties civiles. Il vient soutenir qu’il n’y a rien dans ce dossier et que nous nous sommes tous égarés en le soupçonnant. Les victimes n’ont jamais hurlé au scandale, ont toujours respecté la présomption d’innocence et réclament seulement la vérité. »

Une quarantaine de cas suspects

La demande ne passe pas, car l’anesthésiste est déjà en liberté sous contrôle judiciaire, contre une caution de 100 000 euros. Une décision prise par la Cour d’appel de Besançon fin mars, contre l’avis du parquet, qui avait écarté la possibilité d’une erreur médicale, dès le début de l’affaire.

En plus de l’empoisonnement des 7 patients recensés entre 2008 et 2017, la justice étudie une quarantaine de cas suspects. Les deux cliniques où a exercé l’anesthésiste – la Polyclinique de Franche-Comté et la clinique Saint-Vincent – ont d’ailleurs lâché leur médecin, en se constituant partie civile.

Prison à perpétuité

Pour tous ces patients, des doses létales de potassium et d’anesthésique ont été retrouvées dans des poches de perfusion. Les enquêteurs concluent donc à « des actes intentionnels ». Le Dr Péchier s'en défend et assure ne pas avoir injecté ces molécules. « Pourquoi je ferais un truc pareil ? Je m’amuserais à injecter des produits toxiques à des personnes pour, ensuite, aller les réanimer ? C’est complètement aberrant », s'indignait-il dans L'Est républicain.

Le médecin sera fixé sur sa demande le 6 septembre prochain. En attendant, il encourt 30 ans de réclusion criminelle, et la perpétuité si la préméditation est avérée.

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