Nos goûts évoluent avec les années. Pour les femmes, ce phénomène est accentué par la ménopause. Dans la revue spécialisée Adaptive Human Behavior an Physiology, des chercheurs polonais expliquent comment l’attirance des femmes pour certains critères physiques chez leur partenaire se modifie avec la ménopause.
L’attirance évolue avec la ménopause
L’étude portait sur 122 femmes polonaises, âgées de 19 à 70 ans : elles formaient ainsi un échantillon allant de la pré-ménopause jusqu’à la post-ménopause. À chacune d’elles, les chercheurs ont présenté une série de photographies d’hommes. Elles avaient été modifiées afin de présenter une variété de critères : barbe, masse musculaire, forme corporelle, etc. "Des différences significatives ont été observées dans les évaluations des femmes, concluent les auteurs. L'âge et le statut ménopausique ont tous deux un impact significatif sur l'appréciation de l'attractivité physique." Les femmes plus âgées ont trouvé les hommes avec une pilosité faciale moyenne à fournie plus attirants, mais le statut ménopausique n'a eu aucun effet sur ce critère En revanche, les femmes ménopausées ont jugé les silhouettes en V moins attirantes. "Les femmes plus âgées ont jugé les hommes légèrement musclés plus attirants que les femmes plus jeunes", complètent les auteurs. Les plus jeunes préféraient, à l’inverse, ceux avec des musculatures plus développées.
Ménopause : comment expliquer les modifications des préférences physiques ?
Selon les auteurs, ces modifications des goûts et des préférences pourraient être liées aux évolutions des taux d’hormones. "Le degré de développement des caractères sexuels secondaires constitue un signal biologique important (…) car il indique la vigueur biologique de l’individu, développent les auteurs. Un homme doté de caractères sexuels secondaires marqués est perçu par les femmes comme porteur de ‘bons gènes’, ce qui témoigne de sa capacité à assumer la paternité." Lorsque les femmes sont encore fertiles, elles seraient davantage attirées par des profils correspondant à cette bonne santé génétique, dont des muscles bien développés. Une fois la ménopause installée, ces critères reproductifs auraient moins d’importance.



