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QUESTION D'ACTU

Epidémies, génétique, cancer…

Rétrospective : 5 avancées qui ont marqué 2016

2016 a été riche en événements, parfois dramatiques. Pour conclure l'année sur une note positive, Pourquoidocteur a sélectionné 5 grandes avancées.

Rétrospective : 5 avancées qui ont marqué 2016 BrianAJackson/Epictura

  • Publié le 31.12.2016 à 08h26
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« 2016 est un gros cauchemar duquel on va se réveiller en 2017. » Avec ce tweet, @Amelie916 résume bien le sentiment de nombreux internautes. Entre la mort de David Bowie, le Brexit et l’élection de Donald Trump, les coups de massue tombent les uns après les autres. Depuis Noël, la situation ne s’arrange pas. Pas un jour ne s’écoule sans qu’un décès ne soit annoncé. De là à effacer l’an 2016 des archives, il n’y a qu’un pas… que certains n’hésitent pas à franchir. Tout n’est pourtant pas à jeter dans les 365 derniers jours qui se sont écoulés.

Pourquoidocteur a décidé de mettre le holà à la mauvaise humeur ambiante et de clore 2016 sur une note positive. Pour vous faire patienter jusqu'aux 12 coups de minuit, nous avons sélectionné les 5 grands événements de l’année passée.

  • 3,7 milliards d’années de vie sur Terre

Commençons par le tout début, celui de la vie sur Terre. Notre planète est habitée depuis longtemps. Rien de révolutionnaire jusque là, si ce n’est que le curseur doit être reculé de... 220 millions d’années ! Cette étonnante découverte, publiée dans Nature, nous vient du Groenland. Des chercheurs australiens y ont repéré des fossiles appelés stromatolithes. Ils datent d’au moins 3,7 milliards d’années… soit quelque 800 millions d’années après la formation de notre chère planète bleue.

Les spécialistes pourront remercier le réchauffement climatique, à l’origine de la fonte des glaces, y compris dans le massif d’Isua où se nichaient ces stromatolithes. Celle-ci nous permet aussi de rêver d’horizons lointains : les chercheurs suggèrent de rechercher ces mêmes traces de vie sur Mars.

  • Un vaccin contre Ebola

Dès janvier 2016, la fin de l’épidémie d’Ebola a été prononcée en Afrique de l’Ouest. Le mois de décembre a lui aussi été porteur de bonnes nouvelles : un vaccin a été trouvé, et il est efficace. Ebola ça suffit ! Le nom de l’essai clinique est évocateur. Testé sur 11 000 personnes en contact avec les malades, le vaccin a évité 100 % des contaminations. Les effets secondaires sont mineurs dans la plupart des cas. La sécurité du produit reste à évaluer chez les enfants de moins de 6 ans, ainsi que chez les femmes enceintes et les personnes fragiles. La durée de l'efficacité du vaccin reste également à déterminer.

  • L’explosion du virus Zika

Ebola a marqué l’année 2015. Zika est sans conteste le virus de 2016. Au cœur du cyclone : le Brésil. L’épidémie y prend toute son ampleur et se répand comme une tâche d’huile en Amérique. Au point de menacer les Jeux Olympiques de Rio et d’atteindre les Etats-Unis, en passant par les Antilles françaises. Le virus traverse même l’Atlantique pour rejoindre son continent natal, l’Afrique.

2016 est aussi l’année de la prise de conscience face à la menace. Le monde prend toute la mesure des dangers du virus. Microcéphalies, syndrome de Guillain-Barré, transmission sexuelle… Ces éléments sont progressivement dévoilés au monde. La riposte s’organise : l’état d’urgence de santé publique mondiale est prononcé dès février. Les recherches pour un vaccin sont lancées. Il faudra patienter trois ans avant d’espérer y parvenir. 

  • Un bébé à 3 ADN

L'année 2016 a aussi été marquée par plusieurs avancées dans le domaine de la génétique. En septembre on a ainsi appris la naissance du premier bébé « à 3 ADN ». La naissance a eu lieu au Mexique, mais les parents étaient Jordaniens, et c’est l’American Society for Reproductive Medicine qui avait alors confirmé la nouvelle. La technique, toujours décriée, permet d’éviter la transmission de maladies génétiques mitochondriales, portées par la mère, à sa descendance. L’ovule d’une donneuse, contenant des mitochondries saines, est utilisé pour recueillir le patrimoine génétique de la mère et du père biologiques. En décembre, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à autoriser officiellement cette pratique.

  • La saga CRISPR-Cas9

Un nom énigmatique pour un outil de génie génétique dont tous les médias se sont faits l’écho. Un succès médiatique mais surtout scientifique. En quatre années, la méthode développée par la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna a conquis des milliers de laboratoire de recherche. CRISPR-cas9 permet aujourd’hui de facilement « éditer » le génome de n’importe quelle cellule : modifier, supprimer ou remplacer un gène est possible à moindre coût et surtout dans un temps très réduit par rapport aux méthodes précédentes.

Une découverte qui n’a pas fini de nourrir des débats éthiques, mais pourrait rapidement valoir un prix Nobel au duo de chercheuses. Avant il faudra cependant attendre la décision du Bureau américain des brevets : les chercheuses sont en procès avec un autre scientifique du MIT (Boston) depuis 2 ans pour obtenir la propriété de la méthode. La décision devrait être rendue en février 2017.

  • Une pilule pour les hommes ?

L’année ne saurait se conclure sans une mention à l’Arlésienne qu’est la contraception masculine. Une méthode très similaire à la pilule féminine a livré ses résultats. Les effets secondaires sont étonnamment proches : troubles de l’humeur, baisse de libido, acné… Excessif pour les chercheurs, qui veulent en réduire la fréquence avant de songer à commercialiser une pilule pour homme. Les femmes, elles, continuer de faire avec.

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