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Malformation congénitale

Zika : une Brésilienne sur deux évite de tomber enceinte

Avec Zika, plus de la moitié des femmes brésiliennes ont préféré ne pas tomber enceinte, ou ont avorté. 

Zika : une Brésilienne sur deux évite de tomber enceinte Andre Borges/Agência Brasília/Flickr

  • Publié 24.12.2016 à 07h53
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Microcéphalie, anomalies cérébrales, retard de croissance… Effrayées par les ravages provoqués par le virus Zika chez les fœtus, plus de la moitié des femmes brésiliennes ont reporté leur projet de grossesse ou ont préféré avorté, rapporte une étude parue dans Journal of Family Planning and Reproductive Health Care.

Des travaux publiés cet été ont déjà montré que les femmes brésiliennes ont été deux fois plus nombreuses à chercher des informations sur l’avortement depuis le début de l’épidémie de Zika, notamment en raison des malformations provoquées par le virus.

Des préoccupations qui semblent être confirmées par cette nouvelle étude de l’université de Brasilia, réalisée auprès de 2 000 femmes âgées de 18 à 39 ans. En juin dernier, ces volontaires ont été interrogées par des médecins sur d’éventuels grossesses et inquiétudes concernant Zika. Elles ont également été invitées à indiquer sur un bulletin secret si elles avaient eu recours à l’IVG.


Améliorer l'accès à la contraception

Plus de la moitié des femmes (56 %) ont ainsi rapporté avoir évité d’être enceintes à cause de la propagation du virus Zika. Elles étaient plus nombreuses dans le Nordeste (66 %) à avoir reporté leur projet de grossesse que dans le Sud du pays (46 %). Une différence liée au fait que l’épidémie a surtout frappé le Nord du Brésil et que l’explosion du nombre d’enfants microcéphales a d’abord été observée dans ces régions.

Pour les auteurs de ces travaux, ces résultats soulignent à nouveau l’importance de relancer le débat sur l’avortement et l’accès à la contraception. Dans ce pays d’Amérique latine fervent catholique, la loi autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) uniquement en cas de viol, de danger pour la mère ou encore d’anencéphalie, une absence de cerveau chez le fœtus. Un accès strictement encadré qui pousse des milliers de femmes vers un avortement clandestin.

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