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QUESTION D'ACTU

Dimanche à 3h il sera 2h

Passage à l'heure d'hiver : les effets sur la santé du changement

Dans la nuit de dimanche, les Français vont gagner une heure de sommeil. Mais en réalité, ils ne dormiront que 20 minutes de plus, affirment des chercheurs français.

Passage à l'heure d'hiver : les effets sur la santé du changement OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 24.10.2015 à 17h45
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Bonne nouvelle pour les dormeurs ! Ce dimanche à 3 heures du matin, il sera 2 heures. Les Français vont donc gagner une heure de sommeil. Sauf qu'en réalité, il ne dormiront que 20 minutes de plus. C'est par cette conclusion que débute notre article sur le passage à l'heure d'hiver et ses effets sur la santé.

En étudiant le sommeil de 1 400 dormeurs français lors du passage de l’heure d’été à celle d’hiver en 2013, les analystes de Withings ont constaté que les Français n’ont dormi que 20 minutes de plus.
« En moyenne, les Français passent 8 h 11 sous la couette, contre 7 h 51 pour un samedi habituel », résume Withings. Et ces deux dizaines de minutes de sommeil en plus n’inciteraient pas les Français à veiller plus tard. « Ils n’ont pas un samedi soir plus festif que de coutume : l’an passé, ils se sont couchés à 0h07 contre 0h05 les autres samedis d’octobre », poursuit l’analyste.

Même 20 minutes de plus est bénéfique

De l’avis des médecins, ce petit temps supplémentaire de sommeil reste cependant une bonne chose : « Dormir 20 minutes de plus la nuit, lors du changement d’heure, c’est déjà très bien », expliquait à l'époque le Dr François Duforez, membre de l’Institut national du sommeil et de la vigilanceau, interrogé par LParisien.
Selon le spécialiste, il est plus confortable de se priver d’une heure de soleil par jour plutôt que de se réhabituer à des journées à rallonge. « Lorsque l’on passe à l’heure d’hiver, on se rapproche de l’heure solaire et on n’a plus qu’une heure de différence avec lui en termes de luminosité contre deux l’été. Là, le réveil sera moins dur», éclairait François Duforez.

Un changement plus difficile pour les enfants

Selon la spécialiste du sommeil, le Dr Sylvie Royant-Parola, contactée par le quotidien, il sera plus difficile de s’adapter au nouveau rythme pour les personnes âgées et les jeunes enfants de moins de 6 ans, qui ont l’habitude de se lever de bonne heure. « Chez eux, ce changement s’accompagnera d’une petite fatigue ou d’une vague irritabilité. Mais le temps d’adaptation va durer une semaine maximum », rassurait-elle.

 

Les enfants pratiquent plus de sport en été

Toujours au sujet des tout-petits, des chercheurs britanniques ont prouvé récemment que les enfants pratiquent plus d'activités physiques en été qu'en hiver. Menée sur 23 000 enfants âgés de 5 à 16 ans à travers 9 pays, dont l’Angleterre et l’Australie, l’étude a consisté à mesurer l’activité physique des enfants grâce à des accéléromètres électroniques disposés autour de leur taille durant une année entière.
Au terme de l’expérience, les chercheurs ont constaté que le niveau d’intensité de l’activité physique des enfants augmente de 15 à 20 % pendant l’été. Un résultat qui équivaut à 33 minutes par jour de plus qu’en hiver.
« Cette étude prouve que la lumière du jour joue un rôle déterminant sur la forme physique des enfants, aux heures passées en dehors de l’école, c’est-à-dire le matin et en fin d’après-midi. Et ce, aussi bien en Europe qu’en Australie », soulignait le Dr Anna Goodman, auteure principale de l’étude.
Les chercheurs précisaient toutefois que les effets de la lumière du jour sur la forme physique des enfants sont similaires selon l’âge, le sexe, et l’origine géographique.

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Heure d'hiver : la Sécurité routière alerte

Le passage à l’heure d’hiver fait coïncider les heures de pointe (8h-10h et 17h-19h) avec les périodes d’obscurité de l’aube et du crépuscule. Un danger pour les piétons. Pour cette raison, la Sécurité routière appelle chaque année les conducteurs à la prudence.
Selon l’Observatoire interministériel de la sécurité routière (ONISR), le surrisque, lié au passage à l’heure d’hiver et à la faible luminosité qui caractérise la période de novembre à janvier, engendre une vingtaine de personnes tuées supplémentaires par mois. Résultat, entre novembre 2012 et janvier 2013, 162 piétons sont décédés, soit en trois mois, 34,1 % de la mortalité routière « piétonne » annuelle.

Pour éviter ces accidents, la Sécurité routière donne des conseils pratiques aux piétons. « Aux abords et aux centres des villes, aux heures critiques, l’éclairage des véhicules et des lampadaires ne suffit pas toujours à bien voir les piétons qui traversent. À pied, préférez des vêtements clairs, ou mieux encore, assortis de bandes rétroréfléchissantes », conseille-t-elle.

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