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Campagne du ministère de la Santé

Comment la contraception des Françaises a évolué

Par la rédaction

Depuis l'affaire des pilules de nouvelle génération, les autorités de santé souhaitent mieux faire connaître les différents moyens contraceptifs. Retour sur l'évolution récente de la contraception

AIMO-KOIVISTO/LEHTIKUVA OY/SIPA

Quelques mois après l'affaire des pilules contraceptives de 3e et 4e générations, les autorités de santé ont lancé, ce mercredi 15 mai, une campagne de communication autour de la contraception. Son but, promouvoir la diversité de l’offre contraceptive et rappeler l’importance d’un contraceptif en adéquation avec son mode de vie. pourquoi-docteur dresse l'état des lieux de la contraception en France depuis l'affaire des pilules.

 

45 % des femmes sous contraceptifs utilisent aujourd'hui une pilule contraceptive, elle reste la méthode de contraception la plus utilisée en France. Une utilisation toutefois en baisse car l'enquête Fecond, réalisée en 2010 par l'Inserm et l'Ined donnait le chiffre de 50% d'utilisatrices de pilules parmi les femmes sous contraception. Une baisse essentiellement dûe a une légère diminution de son utilisation depuis le début des années 2000 (-4,6%), mais surtout liée à l'affaire des pilules de 3e et 4e générations qui a sensiblement accéléré cette baisse.


59 % des femmes de 15-17 ans utilisent le préservatif comme méthode contraceptive, parfois en association avec la pilule (dans 15% des cas). La proportion décline au fil de l'âge.


+28 % c'est le véritable boom que connaissent l'utilisation des stérilets et des implants en mars 2013 par rapport à mars 2012. Il est utilisé aujourd'hui par 21% des femmes, mais son recours reste en réalité réservé aux plus âgées (45-49 ans) et à celles qui ont déjà eu des enfants. 

  

-37 % pour les ventes de contraceptifs oraux combinés (COC) de 3ème et de 4ème générations en mars 2013  par rapport à mars 2012. La baisse se confirme en ce début d'année.  


+ 22 %  c'est l'importante progression de la vente des pilules de 1ère et 2ème générations en mars 2013 par rapport à mars 2012. L'Agence de sécurité du médicament qui recommande aux médecins de prescrire en première intention ces pilules semble donc bien écoutée par les professionnels. 

 

35 000 c'est le nombre de femmes stérilisées en 2011. Un choix qui ne concerne que 3,9 % des femmes. Et avec 2500 stérilisations masculine, cet acte reste également faible chez les hommes. Ce choix ne concerne auourd'hui que 0,3% d'entre eux.

 

3% les femmes sans méthode contraceptive et qui ne désirent pas tomber enceinte restent une petite minorité (5,1% des 45-49 ans et seulement 0,9 des 15-17 ans)