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QUESTION D'ACTU

En grève depuis 5 mois

Sages-femmes : le Collectif interpelle le Premier ministre

Le Collectif de sages-femmes en grève depuis 5 mois considère qu'il n’y a plus d’interlocuteur "responsable" au ministère de la Santé. Pour obtenir un statut "médical", elles en appellent à Jean-Marc Ayrault.

Sages-femmes : le Collectif interpelle le Premier ministre      Capture d'écran : compte Facebook de l'ONSSF

  • Publié 11.03.2014 à 16h28
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Le mardi 4 mars, la ministre de la Santé annonçait en conférence de presse « une grande avancée » pour la profession de sage-femme avec « la création d’un statut médical de sage-femme des hôpitaux. » Mais pour le Collectif (1) en grève depuis maintenant cinq mois pour obtenir le statut de praticien hospitalier, ce que propose Marisol Touraine n’est pas un statut mais un titre, « un titre qui ne reconnaît en rien les sages-femmes », précise le dernier communiqué de cette délégation. Pour cette raison, ces professionnelles de santé rappellent que depuis des semaines l’ensemble de la profession ne s’est pas mobilisé pour un simple titre mais bel et bien pour un statut de professionnel médical, « aux côtés des médecins, odontologistes et pharmaciens. » Toujours en colère, elles ont décidé ce lundi de ne plus se référer à la ministre de la Santé pour faire évoluer leur profession. Un stade supplémentaire de franchi dans cette mobilisation qui touche aujourd'hui encore 70 % des maternités.

La poursuite d'une grève "illimitée" votée en AG
Dans une lettre ouverte publiée ce mardi, ces femmes s'adressent donc directement au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault. Pour elles, « il n'y a plus d'interlocuteur responsable » Avenue de Ségur (Paris). « Votre Ministre de la Santé a feint de régler l’iniquité de la situation des sages-femmes par un simulacre de décision politique, d’effet d’annonce, dans une opération de communication affligeante. Après plusieurs réunions de façades et autres parodies de concertations, votre Ministre a voulu faire croire qu’une décision avait été prise. Personne n’est dupe de ces basses manœuvres et les sages-femmes sont toujours en grève dans toute la France », écrivent-elles. Une décision votée le 7 mars en Assemblées générales à la suite des annonces de Marisol Touraine.

La menace d'une crise sanitaire ?
Enfin, les sages-femmes du collectif déplorent que le ministère de la Santé soit inféodé à « une petite caste de syndicats de médecins régnant en maitre et dictant sa politique. » Et comme preuve du mépris qu'elles subissent, elles mentionnent plusieurs courriers déjà adressés à ce même Premier ministre qui d'après elles sont restés sans réponse à ce jour. « La santé des femmes et les sages-femmes de France vous intéressent-elles si peu ? »

En conclusion, ces femmes ont choisi d'interpeler le Premier ministre sur les risques possibles auxquels peuvent aboutir un tel mépris, « à quel niveau de crise allez vous enfin décidez de vous saisir du dossier ? Monsieur le Premier Ministre, faut-il une crise sanitaire pour que ce gouvernement s’inquiète de ses administrés ? Monsieur le Premier ministre, la peur est-elle le seul moyen de vous alerter sur des problématiques de santé publique ? »
Avec ces derniers mots, difficile de savoir aujourd'hui comment le conflit pourrait bientôt s'apaiser...

(1) ONSSF, CNSF, ANSFC, ANESF, CNEMa, CFTC santé sociaux 

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