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Rhumatologie

Prothèse de genou : ce médicament améliore les résultats chez les diabétiques

Une exposition au sémaglutide avant une arthroplastie du genou réduit les effets indésirables postopératoires chez les adultes atteints de diabète de type 2.

Prothèse de genou : ce médicament améliore les résultats chez les diabétiques Sergii Kolesnikov/iStock




L'ESSENTIEL
  • Chez les patients diabétiques, le risque de complications après une arthroplastie du genou est plus élevé en raison de l’inflammation accrue liée au diabète.
  • La prise de sémaglutide pendant trois mois avant la chirurgie semble suffisante pour réduire les effets indésirables postopératoires, qu'ils soient mineurs ou graves.
  • De futurs travaux sur la posologie optimale et les propriétés anti-inflammatoires du sémaglutide doivent être menés afin d’élaborer de meilleurs protocoles de soins préopératoires.

Addiction à l’alcool, problèmes de peau, troubles rénaux… Les analogues du glucagon-like peptide-1 (GLP-1) sont présentés, par plusieurs recherches, comme une solution pour améliorer l’état de santé. Une nouvelle étude, parue dans la revue The Journal of Arthroplasty, montre que la prise de sémaglutide (Ozempic, Wegovy), permettant de contrôler le diabète en améliorant la glycémie, en favorisant la perte de poids et en réduisant l'inflammation, est bénéfique pour les personnes diabétiques subissant une chirurgie orthopédique.

Arthroplastie du genou : évaluer l’impact du sémaglutide sur les résultats chirurgicaux

Pour parvenir à cette conclusion, des chirurgiens orthopédistes de l'université de Yale (États-Unis) a identifié et suivi cinq groupes d’adultes atteints de diabète de type 2 selon la durée d'exposition au sémaglutide avant une arthroplastie du genou. Pour rappel, cette intervention soulage la douleur et restaure la mobilité chez les personnes souffrant d'arthrose sévère du genou. Cependant, les patients diabétiques rencontrent souvent davantage de difficultés pendant la convalescence, car la maladie peut entraîner une inflammation accrue.

"Les échantillons de patients exposés au sémaglutide en préopératoire pendant six à douze mois, trois à six mois, deux à trois mois, un à deux mois et moins d'un mois comprenaient respectivement 745, 451, 210, 113 et 91 adultes." À l’issue de l’opération, l’équipe a comparé les résultats chirurgicaux des participants à ceux des personnes n'ayant pas pris le médicament. Elle s’est concentrée sur les infections au niveau du site opératoire, les septicémies, les thromboembolies veineuses, les événements cardiaques et les pancréatites, la désunion de la plaie, les hématomes, les transfusions, les insuffisances rénales aiguës, les pneumonies et les infections urinaires.

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/1115-Arthrose-du-genou-individualiser-le-traitement-de-la-gonarthrose

Le sémaglutide réduit les complications après une arthroplastie du genou chez les patients diabétiques

L'analyse a révélé que les patients diabétiques traités par sémaglutide présentaient une probabilité significativement plus faible d'infection au niveau du site opératoire, d'événements cardiaques, de thromboembolie veineuse, de pneumonie, d'infection urinaire, d'insuffisance rénale aiguë et de consultation aux urgences. Dans le détail, la prise de sémaglutide pendant moins d'un mois avant l'opération présentait des avantages sur les troubles mineurs. Le recours à ce médicament au moins deux à trois mois avant l’intervention chirurgicale réduisait les complications plus graves. "Notre équipe a constaté que trois mois de prise de sémaglutide avant l'opération entraînent une réduction significative des complications, mineures comme graves", a précisé Lee Rubin, qui a dirigé les travaux.

Les auteurs indiquent que des recherches sur la posologie optimale et les propriétés anti-inflammatoires du sémaglutide sont nécessaires pour confirmer ces résultats et élaborer de meilleurs protocoles de soins préopératoires. "Ces données soulignent l'importance d'une collaboration multidisciplinaire entre spécialistes. En travaillant avec les médecins généralistes, les endocrinologues et les infirmières coordinatrices, nous pouvons mieux préparer nos patients diabétiques à l'intervention chirurgicale, ce qui favorise une meilleure récupération et de meilleurs résultats de santé globaux."

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