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VIH : les personnes séropositives pourront bientôt devenir gendarmes et pompiers

Par Geneviève Andrianaly

Un arrêté qui sera prochainement publié permettra aux adultes vivant avec le VIH d’intégrer les forces armées, la gendarmerie et les corps militaires des sapeurs-pompiers.

joseh51camera/iStock
Les adultes vivants avec le VIH pourront bientôt exercer la profession de gendarme et de pompier militaire.
Un arrêté mettant fin à l’exclusion à l’embauche des personnes séropositives sera "publié dans les jours qui viendront".
De récentes études ont montré que les patients bénéficiant de traitements antirétroviraux avaient une charge virale indétectable et ne transmettaient pas le VIH.

Fin novembre, la discrimination à l’embauche visant les personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) avait été levée pour les policiers. Le gouvernement avait aboli l’application du "Sigycop". Il s’agit d’un dispositif d'évaluation de l'aptitude physique utilisé dans plusieurs métiers de la fonction publique. Ce dernier classe comme inaptes les patients séropositifs. Jusqu’à présent, le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, a toujours refusé de modifier ce dispositif.

VIH : un arrêté revoyant "l’ensemble des critères d’aptitudes"

Mais, ce 8 mai, il a annoncé avoir "pris un arrêté qui va revoir l’ensemble des critères d’aptitudes pour rentrer dans les forces armées". En clair, les adultes vivant avec le VIH auront désormais la possibilité d’intégrer la "gendarmerie, les sapeurs-pompiers de Paris et de Marseille, et l'ensemble des forces armées", a déclaré le ministre des Armées, qui était invité à l’émission "Quatre vérités" de France 2. Cet arrêté, résultant d’une demande de Gérald Darmanin, sera "publié dans les jours qui viendront".

S’assurer "qu’avoir le VIH ne soit pas un critère discriminant" grâce aux protocoles thérapeutiques

Pour rappel, la loi de 1980, qui instaurait la nécessité de remplir certaines "conditions d’aptitude physique", ne permettait pas aux personnes vivant avec le VIH d’exercer la profession de gendarme et de pompier militaire.

"Ce n’était pas forcément discriminatoire, le service de santé des armées avait parfois quelques peurs pour nos militaires qui servaient en opération extérieure. Ils ont fait un boulot remarquable avec les associations et notamment AIDES grâce auquel ils ont fait évoluer les protocoles thérapeutiques qui permettent désormais de nous assurer qu’avoir le VIH ne soit pas un critère discriminant pour entrer dans les forces armées et c'est une bonne chose", a-t-il expliqué Sébastien Lecornu.

Depuis plusieurs années, des études scientifiques ont montré que les personnes séropositives bénéficiant de traitements antirétroviraux présentaient une charge virale indétectable et ne transmettaient pas le virus de l'immunodéficience.