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Médicaments : 4 moyens de ne plus oublier de les prendre

Par Sophie Raffin

Suivre son traitement est un point essentiel pour guérir ou éviter les complications. Toutefois, pris par le quotidien ou les imprévus, il est possible d’oublier ses cachets. Une chercheuse a partagé ses astuces pour ne pas négliger la prise de ses médicaments en temps et en heure.

AlexRaths/iStock
34 % des Français qui suivent un traitement oublient de temps en temps de prendre un médicament.
Le pilulier, les alarmes, les applis et l'empilement des habitudes peuvent aider à ne pas oublier de prendre ses cachets.

Un tiers des Français suivant un traitement régulier, avoue oublier de temps en temps de prendre un de leurs médicaments, selon un sondage Ifop pour les sociétés Elan Edelman et Mylan réalisé en 2017. Diabète, hypertension, cancer… Selon la maladie traitée, cette inattention peut avoir de graves conséquences sur la santé des patients. 

“La prise de médicaments est complexe parce que chaque personne est unique et les défis liés à la prise d’un traitement de chaque personne peuvent varier considérablement”, reconnaît Amelia Cossart, chercheuse postdoctorale à l’université du Queensland dans son article paru dans la revue médicale The Conversation, le 5 décembre 2022. Elle a partagé 4 moyens de ne plus négliger ses boîtes de cachets. 

Le pilulier : la méthode la plus courante pour ne pas oublier son traitement

Le pilulier fait partie du quotidien des malades depuis des siècles. Cet objet qui permet de stocker des doses précises de médicaments par jour ou moment de la journée, est toujours la méthode la plus utilisée pour soutenir l’adhésion à un traitement. Toutefois, l’experte australienne reconnait : “ils ne sont pas toujours adaptés : si l'utilisateur ne remplit pas correctement le contenant ou ne pense pas à retirer le pack pré-rempli à la pharmacie, cet outil devient vite inefficace”.

De plus, le pilulier n’est pas adapté à tous les médicaments (par exemple les liquides). Par ailleurs, les patients ayant une vue ou une dextérité réduite ou encore ceux ayant des difficultés à se repérer dans le temps, sont susceptibles d’avoir du mal à l'utiliser, et finalement ne pas prendre les cachets prescrits.

Les alarmes : un "mémo médicament" sonore

Si le pilulier ne vous convient pas, vous pouvez programmer des alarmes sur votre montre ou votre téléphone. “Les alarmes de rappel ne semblent efficaces que lorsqu'elles sont interactives ou personnalisées”, prévient la chercheuse.

“Vous pouvez désormais acheter des piluliers automatisés avec des alarmes qui se déclenchent à des heures prédéterminées et ne s'arrêtent que lorsque le médicament est retiré. Ceux-ci peuvent être particulièrement utiles pour les personnes ayant des problèmes de mémoire tels que la démence”, ajoute l’experte. 

L’application mobile : elle est aussi adaptée aux traitements à court terme

Les adeptes des nouvelles technologies ont également la possibilité de se tourner vers des applis mobiles. Bien que les plates-formes diffèrent légèrement, leur fonctionnement est souvent similaire : le patient saisit son calendrier de prise de pilules et de renouvellement d'ordonnance, et l'outil envoie des rappels automatiques au moment opportun.

“Les applications de rappel de médicaments ont d'abord été développées pour aider les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques à gérer plusieurs médicaments, précise Amelia Cossart dans son article. Mais elles ont maintenant été adoptées comme un support approprié pour toute personne souhaitant gérer de manière indépendante ses propres médicaments, y compris ceux à court terme tels que les antibiotiques.”

Mais, un des inconvénients de cette solution est qu'il est aisé d’ignorer la notification.

L’empilement d’habitudes : intégrer la prise de médicament dans sa routine

Une réunion de dernière minute au travail, un déjeuner avec des amis… Lorsque notre emploi du temps fait face à des imprévus, il est facile d’oublier de prendre son médicament. Et... il faut le reconnaître, le quotidien est souvent bousculé par des événements non planifiés. Pour la chercheuse, c’est pour ça qu’il est intéressant pour les malades chroniques d’adopter l’empilement des habitudes.

Il s’agit de lier la prise d'un traitement à un comportement qui ne change pas d'un jour à l'autre comme se brosser les dents, prendre sa douche ou enlever ses chaussures en entrant dans la maison.