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GLP-1

Médicaments anti-obésité : faut-il les prendre à vie ?

Selon une nouvelle étude, les effets des médicaments anti-obésité comme Ozempic s’estompent une fois le traitement stoppé. Poids, tour de taille, tension artérielle : tout tend à revenir à l'état de départ.

Médicaments anti-obésité : faut-il les prendre à vie ? Varlay / istock




L'ESSENTIEL
  • Une nouvelle analyse montre qu’après l’arrêt des traitements GLP-1, la plupart des patients reprennent du poids.
  • Les effets sur la tension ou la glycémie diminuent aussi.
  • Plus on a perdu de poids, plus on a de chances de ne pas le reprendre.

Les médicaments GLP-1 comme le tirzépatide (Mounjaro) ou le sémaglutide (Ozempic) ont récemment bouleversé le traitement de l’obésité, avec jusqu'à 20 % de perte de poids en un an. Mais "que se passe-t-il lorsque le traitement est arrêté ?" C’est la question soulevée par le Dr F. Perry Wilson, professeur à l’école de médecine de la célèbre université Yale aux Etats-Unis, en se basant sur les résultats de l’essai SURMOUNT-4 publiés dans JAMA Internal Medicine

Une perte de poids spectaculaire... mais temporaire

Ces traitements ne se contentent pas de réduire l’obésité. "Ils semblent aussi agir sur tous les excès de consommation : alcool, tabac, jeu, alimentation..., explique le Dr Wilson à Medscape. Le problème, c’est qu’ils cessent de fonctionner quand on arrête de les prendre." 

L’essai SURMOUNT-4, mené sur 670 patients pendant 1 an et demi, confirme cette limite. Après 36 semaines sous tirzépatide et un programme intensif de "rééquilibrage alimentaire" et de préparation physique, les participants ont été divisés en deux groupes : l’un poursuivant le traitement, l’autre recevant un placebo. Résultat : ceux qui ont arrêté le Mounjaro ont commencé à reprendre du poids, malgré leur mode de vie sain "Presque personne n’a réussi à maintenir sa perte de poids sans le médicament, souligne le chercheur. Pour la majorité, arrêter les GLP-1 signifie revenir à l'état de départ."

Le poids n’est pas le seul marqueur affecté : les médicaments améliorent aussi la tension artérielle, la glycémie, le tour de taille... Mais là encore, les bénéfices s’atténuent après l’arrêt du traitement. Même chez les rares patients qui ne reprennent pas de poids, la tension artérielle remonte. "Cela suggère des effets indépendants du poids, encore mal compris", relève Dr Wilson.

Vers un traitement à long terme ?

Une chose est claire : il est aujourd’hui impossible de prédire qui pourra arrêter le traitement sans revenir à son poids initial. "Le seul facteur prédictif semble être la quantité de poids perdu pendant le traitement", selon l’expert : plus on a perdu de poids, plus on a de chances de ne pas le reprendre.

A l’avenir, le véritable défi sera donc d’adapter ces médicaments sur le long terme : comment "maintenir son poids plutôt qu’en perdre davantage". Certains envisagent déjà de "microdoser des GLP-1" pour entretenir la perte de poids sur la durée, mais cette stratégie n’a pas encore été évaluée scientifiquement.

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