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Reprise en main

Covid-19 : comment chasser les mauvaises habitudes engendrées par la crise sanitaire ?

Par Mathilde Debry

Comme l'ont souligné trois experts lors de la conférence de presse du CNIEL, la crise sanitaire de la Covid-19 a indirectement provoqué des déséquilibres alimentaires et davantage de sédentarité, deux facteurs particulièrement nocifs pour la santé. 

Vlad Dmytrenko / istock.

La crise sanitaire de la Covid-19 a modifié nos habitudes de vie, notamment au niveau de l’alimentation et de l’activité physique. Lors de la conférence de presse du CNIEL, des experts ont expliqué comment se remettre sur de bons rails.  

Privilégier de nouveau les bons aliments

Commençons par l’alimentation. Selon l'étude Coviprev, 36% des  personnes interrogées déclarent avoir pris du poids depuis le premier confinement. "Le stress a entraîné des modifications du comportement alimentaire. Il y a eu une augmentation de la quantité de produits gras, salés, sucrés (PGS) pour lutter contre le stress et une consommation moindre de bons aliments (fruits, légumes, viandes, poissons)", a indiqué le Docteur Patrick Serog, médecin nutritionniste à Paris.

Pour les personnes concernées, il faut donc mettre en place un rééquilibrage alimentaire : 5 fruits et légumes par jour, deux produits laitiers quotidiens, des protéines et des féculents en quantité raisonnable. Les produits trop gras, trop sucrés et trop salés sont à éviter au maximum, tout comme les aliments ultra-transformés.

"Favoriser tout mouvement quotidien"

Poursuivons sur l’activité physique. "Toutes les études démontrent que le confinement a, à la fois, diminué l’activité physique, quel que soit l’âge de la population, avec un effet plus important chez les adolescents", a également souligné le Professeur Martine Duclos, endocrinologue, médecin du sport et physiologiste.

Selon une enquête de l’Onaps, 42% des enfants, 58,7% des adolescents, 36,4% des adultes et 39,2% des personnes âgées ont eu des niveaux d’activité physique réduit suite aux confinements. En parallèle, le temps assis et le temps passé devant un écran ont augmenté depuis le début de la crise sanitaire, respectivement de 36,3 % et 62 % chez les enfants, 25,5 % et 69 % chez les adolescents, 24,6 % et 41 % chez les adultes et 36,1 % et 32,1 % chez les personnes âgées.

"D'une manière générale, les recommandations de l'OMS sont de faire au moins 150 minutes d'activité physique par semaine pour les adultes. Il faut aussi diminuer son temps passé assis et les comportements sédentaires pour arriver à moins de 7 heures par jour", recommande le Professeur Martine Duclos. "Il convient donc de favoriser tout mouvement quotidien, quelle que soit son intensité et sa durée".