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Avion, train, voiture : comment éviter le mal des transports ?

Par Mégane Fleury

Pour se débarrasser du mal des transports, il est possible d’agir en amont, notamment avec des médicaments. Pendant le trajet, quelques astuces aident à faire passer les nausées et autres désagréments. 

djedzura/istock
Le mal des transports est plus fréquent dans les bateaux et les avions, que dans les voitures.
Il est possible de le ressentir face à des jeux vidéos ou en étant exposé à la réalité virtuelle.
La rééduction vestibulaire, effectuée par des kinésithérapeutes spécialisés, est une solution pour les personnes chez qui le mal des transports persiste

Une personne sur trois est confrontée au moins une fois dans sa vie au mal des transports. L’un des premiers signes est la sensation de gêne, accompagnée de bâillements et d’une perte d’appétit. Au fil du trajet, le malaise s’aggrave avec des vertiges, une transpiration excessive, des nausées voire des vomissements. Aussi appelé cinétose, le mal des transports peut être évité en prenant quelques précautions. 

Qu’est-ce qui provoque le mal des transports ? 

"Le mal des transports est dû à une réponse inadaptée du cerveau, liée à une opposition entre les informations fournies par les yeux et celles données par le vestibule (organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne)", explique l’Assurance maladie. Concrètement, que l’on soit dans un bateau, une voiture ou un train, nos yeux ne perçoivent pas forcément mouvement et envoient cette information au cerveau, mais le vestibule constate que le corps bouge, par les balancements ou les accélérations, et transmet cette donnée au cerveau. C’est la confrontation entre ces informations contradictoires qui provoque le mal des transports. Par ailleurs, certains contextes peuvent favoriser son apparition comme l’anxiété, la fatigue, le froid ou le fait d'être à jeun. 

Des précautions à prendre avant le voyage

Le mal des transports est évitable en appliquant quelques conseils. Au moment de la réservation, le choix du siège est stratégique, selon son emplacement, le risque d’être gêné est plus élevé à cause des secousses et mouvements. Dans une voiture, il faut s’installer à l’avant. Dans un train, voyager dans le sens de la marche réduit les risques, et les deux premières voitures sont à privilégier. Dans un avion, vous serez plus tranquilles au niveau des ailes, et sur le pont supérieur si vous êtes sur un bateau. Quel que soit le mode de transport, mieux vaut prendre l’une des places situées près des fenêtres car cela vous permettra de regarder le paysage au loin et vos yeux pourront détecter le déplacement. Mieux vaut éviter les repas lourds ou trop riches avant de partir, mais il ne faut pas pour autant voyager à jeun. Pendant le trajet, il ne faut pas lire, ni regarder un écran. Des antiémétiques peuvent aussi être une solution, ces médicaments de la famille des antihistaminiques H1, vont prévenir le mal des transports. Certains sont en vente libre, d’autres soumis à la prescription médicale. Il faut les prendre entre 30 minutes et 1 heure avant le trajet. 

Quand le mal est déjà là.. 

Si vous souffrez du mal des transports pendant le voyage, il faut changer de place si c’est possible, pour rejoindre l’une de celles citées plus haut. En parallèle, il est important de regarder au loin et vers l’avant. Respirer profondément et s’allonger peut aider à calmer les nausées. Si les symptômes persistent après le trajet, notamment les nausées et les vomissements, une consultation chez un médecin est nécessaire.