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Désert médical : près de 4 millions de personnes concernées en 2018

Selon une étude publiée par la Drees ce vendredi, 3,8 millions de personnes ont vécu dans un désert médical en 2018.

Désert médical : près de 4 millions de personnes concernées en 2018 ichard Villalonundefined undefined/iStock

  • Publié le 14.02.2020 à 19h30
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La direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a publié son rapport sur les territoires sous-dotés en médecins généralistes pour l’année 2018. Au total, 3,8 millions de personnes sont concernées, soit 1,3 million de plus qu’en 2015.

Une part “faible” de la population

Cette augmentation s’explique principalement par les nombreux départs de médecins en retraite. Des départs que “que les nouvelles installations ne compensent pas”, ajoute la Drees, en raison de “l’effet prolongé des numerus clausus qui ont limité le nombre de praticiens formés au cours des dernières décennies. Cependant, l’organisation qui dépend du ministère de la Santé précise que la part de la population qui vie dans une zone de désert médical est “faible”. Une part faible, donc, mais qui passe “en quatre ans, de 3,8% à 5,7%”.

Les territoires les plus touchés se trouvent dans les DOM TOM puisque la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe forment le podium de la sous-densité médicale. “La situation est particulièrement dégradée en Guyane”, précise la Drees. Le territoire est marqué par une “très forte croissance démographique” où près de la moitié des habitants (44,2%, soit environ 120.000 personnes) sont concernés.

Les inégalités s’accentuent

En métropole, ce sont l’Île-de-France et le Centre-Val-de-Loire qui sont les plus touchés. La région francilienne concentre d’ailleurs le plus grand nombre de personnes vivant en zone sous-dense avec 1,8 million, contre 318 000 en Centre-Val-de-Loire. Dans ces deux régions, “le nombre de médecins généralistes a diminué respectivement de 4,2 % et de 5,8%”, alors que la croissance démographique est positive. Parmi les hausses les plus importantes de personnes faisant face à une sous-densité médicale se trouve la Normandie. La part de sa population concernée est passé de 1,5% à 5,3% sur la période. “Un niveau à présent proche de la moyenne nationale”, détaille la Drees.

Les inégalités s'accentuent entre les communes les moins bien dotées et celles qui le sont le plus”, relève la Drees. “Les territoires les mieux dotés en médecins généralistes sont aussi les plus attractifs, tant du point de vue de la croissance démographique que des équipements (sportifs, culturels, commerciaux et scolaires)”, ajoute-t-elle, pointant “une problématique plus globale d'aménagement du territoire”.

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