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Variole B

Mpox à La Réunion : la vigilance s’intensifie après deux nouveaux cas

Deux nouveaux cas de variole B, ou Mpox, ont été détectés à La Réunion cette semaine. Six infections au total depuis janvier. Si la situation reste sous contrôle, l’apparition d’un cas sans lien identifié inquiète les autorités.

Mpox à La Réunion : la vigilance s’intensifie après deux nouveaux cas JUN LI / istock




L'ESSENTIEL
  • Deux nouveaux cas de Mpox ont été confirmés à La Réunion.
  • Un patient ne présente aucun lien identifié avec les cas précédents.
  • Les autorités renforcent le traçage et la vaccination ciblée.

Deux nouveaux cas de variole B, ou Mpox, ont été confirmés le 25 février par l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion, portant à six le nombre total d’infections depuis le début de l’année. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne considère plus la maladie comme une urgence internationale, la vigilance reste de mise sur l’île, où un cas sans lien identifié interroge sur une possible circulation locale.

Deux nouveaux cas sous surveillance

Dans son communiqué, l’ARS précise que "le 5e cas concerne une personne contact à risque du second cas importé, confirmé le 9 février". En revanche, pour le sixième patient, "aucune notion de voyage récent dans des pays où la variole B circule et aucun lien épidémiologique avec les cas précédemment identifiés n’a pu être établi". Une situation qui conduit les autorités à renforcer les investigations.

Les équipes de l’ARS et de Santé publique France disent "intensifier le contact-tracing pour identifier l’ensemble des cas contact, afin de leur proposer un accompagnement, un suivi médical et une recommandation systématique à la vaccination réactive". Le premier cas, détecté le 22 janvier chez une personne revenant de Madagascar, avait été "placé en isolement et pris en charge très rapidement", selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Face à la circulation du virus dans la zone Océan Indien, notamment à Madagascar, une campagne de vaccination préventive a été lancée le 9 février. Elle cible les publics les plus exposés : voyageurs à risque, personnes ayant de multiples partenaires sexuels, professionnels de santé ou personnes immunodéprimées. Le schéma prévoit deux doses espacées de quatre semaines, la protection étant considérée comme acquise deux semaines après la seconde injection. Stéphanie Rist assurait récemment que "le plan d’anticipation à La Réunion est pleinement opérationnel", avec des "stocks de vaccins vérifiés" permettant une "vaccination ciblée".

Une maladie encore présente

Appelé autrefois variole du singe, le Mpox provoque une éruption cutanée, souvent précédée de fièvre et de douleurs. La personne est contagieuse dès les premiers symptômes et jusqu’à cicatrisation complète des lésions. La transmission se fait surtout par contact étroit ou via des objets contaminés. La voie respiratoire reste "très marginale", selon les autorités sanitaires.

L’agence de santé de l’Union africaine a annoncé fin janvier que la maladie n’était plus une urgence de santé publique sur le continent. L’OMS avait déjà déclaré en septembre 2025 qu’elle ne constituait plus une urgence mondiale. Son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, rappelait toutefois que cela "ne signifie pas que la menace a pris fin, ni que notre réponse va s’arrêter".

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