- Un premier cas de mpox a été identifié à La Réunion.
- Le patient revenait de Madagascar où le virus circule depuis plusieurs semaines.
- Il a été placé en isolement et ses proches contacts sont sous surveillance.
Alors que le virus mpox (anciennement variole du singe) circule depuis plusieurs semaines à Madagascar et Mayotte, l’Île de la Réunion a identifié son premier cas sur son sol, le 22 janvier 2026. L’information a été confirmée par l'Agence Régionale de Santé (ARS).
Mpox : le patient a été placé en isolement pendant 3 semaines
Selon les informations transmises par les autorités sanitaires, le patient revenait de Madagascar. Il a été placé à l’isolement à son domicile après avoir été diagnostiqué pour une durée de trois semaines. "Le début des symptômes est postérieur à son vol de retour. Ses proches ont été identifiés et bénéficient d’un suivi médical rapproché, en lien avec le CHU de La Réunion, afin d’éviter toute transmission du virus", précise l'ARS dans un communiqué. Il s'agit du premier cas de mpox sur l'île depuis juin 2024.
Madagascar, touchée par le virus mpox depuis plusieurs semaines, compte près de 300 malades. Face à la situation de leur voisine, les autorités sanitaires du département d’Outre-Mer avaient pris des mesures de prévention, bien avant la détection de ce cas. "Une information aux professionnels de santé, sollicitant leur vigilance et leur demandant de signaler tout cas suspect à l’ARS et le renforcement des actions de prévention et des dispositifs d’information aux frontières à destination des personnes se rendant à Madagascar ou en revenant", détaille l'ARS.

Mpox : comment éviter la contamination ?
Le mpox est une maladie infectieuse causée par le virus Monkeypox, un agent pathogène apparenté au virus de la variole isolé pour la première fois en 1958 sur des singes.
"Un être humain peut contracter le mpox lorsqu’il entre en contact physique avec un animal infecté comme certaines espèces de singes ou des rongeurs terrestres (tels que l’écureuil arboricole). L’exposition par contact physique peut survenir lors d’une morsure ou d’une griffure, ou lors d’activités telles que la chasse, le dépouillement, le piégeage ou la préparation d’un repas. On peut également contracter le virus en consommant de la viande mal cuite", explique l’OMS sur son site internet.
Le virus mpox peut aussi transmis d’un humain à l’autre :
- par contact direct avec la personne infectée via les lésions cutanées contenant des particules virales, les muqueuses internes (bouche) ou les fluides corporels : il s’agit de la principale cause de transmission ;
- par contact indirect via des matériaux contaminés comme la literie, les vêtements ou encore la vaisselle ;
- et dans une moindre mesure via les gouttelettes respiratoires d’une personne infectée lors d’un contact prolongé en face à face.
La maladie se caractérise par une éruption cutanée, pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds. Il est aussi possible de trouver ces vésicules sur les muqueuses de la bouche ou de la région génitale. L’éruption peut être accompagnée de fièvre, de maux de tête, des courbatures et d’asthénie. L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours.
L’ARS de la Réunion appelle la population à être vigilante, notamment les personnes ayant effectué récemment un voyage dans les zones touchées par la maladie.
En cas de séjour à Madagascar, les voyageurs sont invités à respecter les gestes barrières :
- se laver fréquemment les mains ;
- évitez tout contact rapproché avec des personnes malades qui présentent une éruption cutanée en particulier les contacts intimes ;
- éviter tout contact avec les objets potentiellement contaminés par une personne malade.
Par ailleurs, un vaccin contre le mpox existe. Il ne faut pas hésiter à consulter son médecin en cas de départ pour une région où le virus circule.
En cas de symptômes évocateur de l’infection, il faut :
- contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU ;
- s’isoler dans l’attente de l'avis médical et éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes, porter un masque en leur présence ou encore couvrir les lésions cutanées.


