• CONTACT

QUESTION D'ACTU

Maladie auto-immune

SEP : le risque génétique indépendant de l'origine ethnique

Selon une nouvelle étude, les personnes ayant des origines sud-asiatiques, africaines et européennes partagent de nombreux facteurs de risque génétiques de la sclérose en plaques.

SEP : le risque génétique indépendant de l'origine ethnique peterschreiber.media/iStock




L'ESSENTIEL
  • Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont analysé les données génétiques de plus de 3.000 patients atteints de la sclérose en plaques.
  • Ils ont découvert que les personnes ayant des origines sud-asiatiques, africaines et européennes partageaient de nombreux facteurs de risque génétiques de la maladie.
  • Ils soulignent l’importance d’inclure des populations plus diverses dans la recherche génétique sur la sclérose en plaques.

Qu’importe l’origine ethnique, l’influence de la génétique reste la même pour la sclérose en plaques (SEP). C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude, publiée dans la revue Neurology. Dans ces travaux, les chercheurs ont découvert que les personnes ayant des origines sud-asiatiques, africaines et européennes partageaient de nombreux facteurs de risque génétiques de la maladie.

La majorité des études menées sur des Européens

Jusqu'à présent, la génétique de la SEP s'est essentiellement basée sur des personnes d'ascendance européenne, souligne Ruth Dobson, principale auteure de l'étude, dans un communiqué. Ces travaux montrent que, même si de nombreuses voies biologiques à l'origine de la SEP sont communes, exclure une grande partie de la population mondiale de la recherche limite notre compréhension de la maladie. Une meilleure représentation n'est pas seulement une question d'équité, elle permet aussi de faire progresser la science.

La SEP est une maladie auto-immune qui se caractérise par diverses perturbations : motrices, sensitives, visuelles, cognitives ou émotionnelles. Pour l’instant, les causes du développement de cette maladie restent inconnues, “mais on pense que des facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle”, indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Certains facteurs génétiques sont d’ailleurs connus et renseignés par la recherche scientifique. 

Lors de leurs travaux, les chercheurs ont voulu mieux étudier l’influence des facteurs génétiques sur le développement de la SEP. Pour cela, ils ont analysé les données de plus de 3.000 personnes qui en étaient atteintes et de plus de 27.000 personnes qui n’étaient pas malades. Les participants avaient des origines sud-asiatiques, africaines et européennes.

Des facteurs de risque génétiques communs à toutes les origines

Résultats : dans ces trois populations, les scientifiques ont retrouvé plusieurs facteurs de risque génétiques de la SEP communs. Cela signifie que l’influence de la génétique est quasiment toujours la même, qu’importe l’origine ethnique. 

Quasiment, car les scientifiques ont aussi observé des différences entre les populations, notamment pour une variante génétique qui pourrait réduire le risque de SEP. Celle-ci serait plus fréquente chez les personnes d’origine sud-asiatiques et beaucoup moins chez les Européens. 

Ce travail montre pourquoi la diversité est essentielle en génétique, indique le Dr Benjamin Jacobs, co-auteur de l'étude. Lorsque les études n’incluent qu’un seul groupe d’ascendance, elles passent à côté d’informations importantes. En élargissant la participation, nous pouvons affiner notre compréhension de la sclérose en plaques, identifier des facteurs de risque qui resteraient autrement cachés et développer des outils de prédiction efficaces pour tous.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES