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Analyse

Faible taux de cholestérol : pourquoi il ne faut pas forcément s’en réjouir

S’il faut faire attention à ne pas avoir trop de cholestérol, des taux trop bas seraient aussi inquiétants selon une nouvelle étude.

Faible taux de cholestérol : pourquoi il ne faut pas forcément s’en réjouir tumsasedgars/istock




L'ESSENTIEL
  • Des taux de cholestérol bas sont liés à un risque accru de décès toutes causes confondues et de mortalité par cancer.
  • Les taux de cholestérol en baisse sur plusieurs années sont aussi associés à une hausse du risque de décès.
  • Les taux optimaux pour réduire les risques de décès sont de 2 g/L pour le cholestérol total, de 1,3 g/L pour le LDL et de 1,55 g/L pour le non-HDL.

Lorsqu’on réalise des analyses, on fait figure de bon élève si notre taux de cholestérol est inférieur à 2 g/L et celui du mauvais cholestérol (LDL) est en dessous de 1,6 g/L. Toutefois, attention à ne pas être trop bas, non plus. Une nouvelle étude parue dans la revue Engineering suggère qu’un niveau de cholestérol bas pourrait être associé à un risque accru de mortalité toutes causes confondues et de mortalité par cancer.

Cholestérol : des taux trop bas liés à des risques de décès accrus.

Une équipe sino-britannique a repris les données de plusieurs grandes cohortes de leur pays respectif. Cela représentait 163.115 adultes chinois et 317.305 Britanniques majeurs avec un âge moyen compris entre 49 et 61 ans. En étudiant leurs dossiers, les chercheurs ont découvert qu'avoir des taux de cholestérol élevés ou faibles était associé à différents risques de mortalité. "Plus précisément, des taux élevés de cholestérol total, de mauvais cholestérol (LDL) et de cholestérol non-HDL (non-HDL) étaient principalement liés à la mortalité par maladie coronarienne. À l'inverse, de faibles taux de ces types de cholestérols étaient liés à un risque accru de mortalité toutes causes confondues et de mortalité par cancer", expliquent les auteurs dans leur communiqué.

Après ce constat, les scientifiques ont déterminé que les taux de cholestérol optimaux pour minimiser le risque de décès étaient de 2 mg/L pour le cholestérol total, de 1,3 g/L pour le LDL et de 1,55 g/L pour le non-HDL.

Une baisse du cholestérol sur plusieurs années peut être le signe d’un problème de santé

Ces travaux ne se sont pas uniquement penchés sur le taux de cholestérol à un temps T, ils ont également étudié l’impact de son évolution. Après avoir suivi les participants sur une période de quatre ans, les chercheurs ont mis en évidence qu'une diminution de plus de 20 % des taux de cholestérol total, du mauvais cholestérol et du cholestérol non-HDL était liée à un risque de mortalité toutes causes confondues accru de 14 % à 26 % par rapport aux personnes ayant maintenu des taux stables. Selon les auteurs, cela souligne "l'importance du suivi de l'évolution du cholestérol, car des baisses importantes peuvent révéler des problèmes de santé sous-jacents".

"Les résultats de l'étude soulignent le double profil de risque lié au taux de cholestérol, suggérant que des taux aussi bien élevés que bas peuvent être nocifs, selon la cause du décès", ajoutent-ils.

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