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QUESTION D'ACTU

Vaporisateur

La Pipac, cette nouvelle chimiothérapie par aérosol sans effets secondaires

La chimiothérapie IntraPéritonéale Pressurisée par Aérosols, aussi appelée Pipac, permet d'éviter les effets secondaires lourds grâce à un vaporisateur. 

La Pipac, cette nouvelle chimiothérapie par aérosol sans effets secondaires NanoStockk / istock.

  • Publié 14.06.2019 à 12h15
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Une nouvelle façon d’administrer les chimiothérapies pourrait bientôt révolutionner ce traitement : la chimiothérapie IntraPéritonéale Pressurisée par Aérosols, aussi appelée Pipac. Créée en Allemagne en 2013 par le Pr Marc-André Reymond, la Pipac consiste à vaporiser de la chimiothérapie directement dans l’abdomen d’un patient lors d’une laparoscopie (cœlioscopie de l’abdomen) sous forme d’aérosol.

Eviter les effets secondaires lourds

Pour l'instant réservée aux cancers gynécologiques ou digestifs, cette technique est actuellement un "plus". Elle est proposée aux patients dont la maladie est stabilisée par l’administration régulière de chimiothérapie systémique (intra-veineuse), et est répétée trois fois à six semaines d’intervalle.

Le principal avantage de cette légère opération est d'éviter les effets secondaires lourds "liés au passage du produit dans le sang", explique à RTL David Orry, responsable du département de chirurgie oncologique de l’hôpital Georges-François Leclerc (Dijon), un des sept établissements à la pratiquer en France. "On évite donc l'anorexie, l'atteinte des nerfs périphériques ou des globules blancs et rouges", qui nécessitent souvent de renoncer aux soins.

La Pipac n’a pas un coût trop élevé

Par ailleurs, la Pipac n’a pas un coût trop élevé. Pour mieux évaluer cette technique prometteuse, le Centre de lutte contre le cancer de Nantes est en train de réaliser une étude, dont les premiers résultats seront disponibles d'ici cinq ans. "Demain, on pourrait appliquer cette technique à des patients moins atteints et obtenir de très bons résultats curatifs, voire même préventifs", poursuit le docteur Orry, avant d’ajouter : "pour l'instant, il faut être très prudent et ne pas vendre ça comme un remède miraculeux".  

En 2017, les dépenses de l’assurance maladie en lien avec les cancers en phase active représentent 14 Mds€, soit 10% de toutes les dépenses de santé. C’est le budget de la sécu qui a le plus progressé ces dernières années, reflétant la prégnance de ces maladies en France. On estime à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancers chaque année, et à 157 400 le nombre de décès en 2018.

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