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Réveillon du 31

Pétards et Saint-Sylvestre : une période à risque surtout pour les enfants

Pour la Saint-Sylvestre, il est de tradition de fêter le passage de la nouvelle année avec des pétards et des feux d'artifice. Cette pratique est désormais très encadrée car très dangereuse pour les mains et les yeux des jeunes enfants.

Pétards et Saint-Sylvestre : une période à risque surtout pour les enfants enadpress/istock

  • Publié 31.12.2018 à 16h53
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Saint Sylvestre était le 33ème pape et est resté connu parce qu'il aurait converti l'empereur Constantin au christianisme. Mais cela n'a rien à voir avec les pétards et les feux d'artifice qui, à cette époque n'existaient qu'en Chine. C'est beaucoup plus tard que son nom fut associé au dernier jour de l'année parce qu'il était mort le 31 décembre 335.

Pourtant, dans les régions de l'Est de la France, c'est une tradition bien établie de fêter le passage à la nouvelle années avec des engins détonants de toute sorte, dans une joyeuse anarchie qui peut virer au drame. En 2016, dans le Bas-Rhin, 42 personnes ont été blessées par un pétard. Près de la moitié avait moins de 16 ans et les lésions ont touché principalement les yeux ou les mains.

Un impératif : surtout pas de gros pétard, pas de pétards "bricolés" ou mis dans des bouteilles... et il vaut mieux recourir à des artificiers professionnels pour manipuler le matériel nécessaire à un feu d'artifice. Il existe des valises prêtes à l’emploi, mais il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’explosifs. Enfin, il vaut mieux ne pas essayer de ralumer un pétard qui n'a pas explosé.

Une fête mais un danger

Bien sûr, un pétard qui explose, c'est festif. Tout le monde a au moins un ou deux souvenirs d’enfance à ce sujet. Le problème, c’est que c’est également beaucoup plus dangereux qu'il n'y paraît... surtout pour les enfants et les petits frères qui sont généralement surexcités par ces détonations et que l'on surveille mal à cause de l'alcool.

Les accidents dus aux pétards touchent 9 fois sur 10 des garçons, entre 10 et 14 ans dans 50% des cas. Ce sont essentiellement des brûlures, mais aussi de graves lésions des mains, des yeux, ainsi que des traumatismes des oreilles. Le souffle de l’explosion, projette à vive allure des particules incandescentes, des débris de pierres, de verre ou de bois, à l’origine de délabrements gravissimes de parties du corps qui sont difficiles à réparer, même pour un chirurgien très averti.

La chirurgie réparatrice est sur le pied de guerre

Chaque année, les spécialistes de la chirurgie de la main et des yeux voient arriver de trop nombreuses petites victimes des engins explosifs les plus puissants. Ils sont confrontés à des conséquences lourdes de handicap définitif pour ces jeunes victimes, avec plusieurs cas de perte complète et définitive d’un doigt ou de la vision d’un œil, voire des énucléations, c’est-à-dire la nécessité de l’ablation totale du globe oculaire.

Très souvent, ce n’est pas le pétard qui est directement en cause mais le contexte, l’alcool, la fête, le fait qu’un jeune « artificier » mette le pétard dans un autre objet, comme une bouteille en verre. Ces blessures graves, se rencontrent aussi chez les enfants de 1 à 4 ans qui « assistent » leur grand-frère. On estime que plus d’une fois sur deux, les blessures dues aux pétards nécessitent des soins hospitaliers, ce qui veut dire que ce type d’accident est grave…et que c’est un mauvais endroit pour passer le 14 juillet.

La prévention passe donc aussi par l’éloignement des spectateurs en général, surtout s’ils sont bien éméchés, et des jeunes enfants en particulier.

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