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QUESTION D'ACTU

Manque de confiance

Avenir de la santé : « les médecins sont plus inquiets que les patients »

Cancers, alzheimer, sida... Pour la majorité du grand public (51%) et des médecins (62%), les principaux progrès à venir seront directement liés à la recherche médicale. La confiance ne règne cependant pas dans tous les domaines. 

Avenir de la santé : « les médecins sont plus inquiets que les patients » humonia / istock.

  • Publié 19.12.2018 à 12h49
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Selon une étude* réalisée par l’observatoire de la santé du futur du Groupe VYV, 70% des Français pensent que dans les années à venir, le progrès devrait s’accélérer et permettre de grandes avancées en matière de santé. Un optimisme partagé par les médecins, à 69%.

"On a voulu aborder la question de l’avenir de la médecine et de la santé en France en ayant une double approche : le point de vue du grand public et des médecins", précise Aurélien Preud’homme, directeur d'étude chez ViavoiceL’enquête révèle notamment que pour le grand public (51%) et surtout pour les médecins (62%), les principaux progrès à venir seront directement liés à la recherche médicale. Vaincre les maladies graves comme les cancers, Alzheimer ou le sida est, pour la majorité, possible dans les années à venir.

"Médiatisation de nouveaux traitements"

L’opinion publique est d’ailleurs majoritairement prête à recourir à la médecine prédictive. Le séquençage de l’ADN pour déceler des risques génétiques est ainsi vu comme une source d’espoir par 62% du grand public et 66% des médecins. L’intelligence artificielle apparait aussi pour 43% du grand public et 47% des médecins comme une avancée qui aidera au diagnostic médical."Il y a beaucoup de médiatisation de nouveaux traitements qui fonctionnent", poursuit Aurélien Preud’homme.

Au-delà des avancées scientifiques et technologiques attendues, l’utilisation croissante des outils numériques constitue pour 62% du grand public et 71% des médecins un moyen d’amélioration du suivi des patients. Plus de 60% du grand public et 64% des médecins estiment également que la prévention et la possibilité de s’informer en matière de risques de santé va améliorer.

Secret médical

En parallèle de cette confiance en l’avenir, des sources d’inquiétudes émergent, avec plus de disparités entre le sentiment du grand public et celui des médecins. Les praticiens (47%) sont ainsi davantage inquiétés par la numérisation de certaines données personnelles en matière de santé que le grand public (34%). Ils sont d’ailleurs 66% (contre 58% des Français) à penser qu’avec le développement des nouvelles technologies "le secret médical sera plus difficile à faire respecter qu’avant". 

"On n’a pas abordé la question seulement sous l’angle du Dossier Médical Personnalisé. Actuellement, le secret médical peut être impacté de plein de manières. Les applications de télémédecine peuvent par exemple poser des questions quant à la sécurisation des données personnelles de santé, tout comme la carte vitale, les recherches en ligne sur les sites d’information ou encore les applications santé… A partir du moment où il y a une interface digitale entre le patient, les médicaments et les professionnels de santé, le secret médical peut-être menacé", développe Aurélien Preud’homme. 

"Trois types de craintes"

Mais surtout, c’est sur l’avenir de la relation patients-médecins que les praticiens se montrent les plus inquiets, puisqu’ils sont 52% (37% du grand public) à penser que la proximité et la confiance entre médecins et patients risquent de se détériorer dans les années à venir, pointant notamment le risque de "distanciation" voire de "déshumanisation" de la médecine.

"Les médecins sont plus inquiets que les patients là-dessus, contrairement à ce que l’on pensait. Trois types de craintes existent chez les médecins : le risque de diagnostic moins précis, le manque de confiance des patients dans le diagnostic du soignant, et l’augmentation des inégalités territoriales ou sociales liée à un moindre accès au numérique", conclut Aurélien Preud’homme.

*Etude d’opinion réalisée entre le 18 octobre et le 20 novembre 2018 par Viavoice pour le Groupe VYV, simultanément auprès d’un échantillon grand public de 1200 personnes et d’un échantillon de 300 médecins.

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