Un courrier pour informer sur les enjeux liés à la fertilité : l’été prochain, tous les jeunes de 29 ans recevront un document sur la reproduction et l'infertilité. Cette mesure fait partie des 16 points du plan contre l’infertilité, présenté jeudi 5 février, par le Ministère de la santé.
Mieux informer sur la fertilité
"Sur la fertilité où 1 couple sur 8 connait des difficultés à la frontière des choix intimes et de la santé, le temps est à l’action", annonce Stéphanie Rist, Ministre de la santé, dans un communiqué. Jeudi, le comité de pilotage dédié à la lutte contre l’infertilité a ainsi présenté les différentes mesures. La première concerne la prévention et l’information : un portail sur la santé reproductive et la fertilité sera créé pour diffuser "des informations fiables, validées scientifiquement et adaptées aux différents âges de la vie". En parallèle, le courrier sera envoyé aux jeunes de 29 ans pour "éviter le ‘si j’avais su", indique le Ministère. "Cette démarche vise à renforcer le pouvoir d’agir des jeunes adultes, sans injonction ni pression sociale, et contiendra donc logiquement des informations sur la santé sexuelle et la contraception." Le document rappellera aussi la possibilité de préserver les gamètes.
Infertilité : 30 centres d’autoconservation des ovocytes supplémentaires
Sur ce point, le plan annonce le déploiement de 30 centres d’autoconservation des ovocytes, en plus des 40 existants. Le gouvernement souhaite ainsi atteindre 70 centres ouverts d’ici à 2028. Dans son communiqué, la Ministre de la santé annonce le démarrage de réflexions "pour l’ouverture de l’autoconservation des ovocytes aux centres privés à but lucratif, afin d’élargir l’offre et de réduire les délais d’accès". Le gouvernement souhaite lancer un sondage national sur l’autoconservation pour "mieux comprendre les motivations, les attentes et les profils des personnes concernées".
SOPK et endométriose : améliorer le diagnostic et la prise en charge
Le plan compte aussi des mesures sur les pathologies liées à la fertilité, dont l’endométriose. Le Ministère souhaite améliorer son diagnostic et sa prise en charge. Mais il cible aussi le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), "pathologie fortement associée à l’infertilité, encore insuffisamment diagnostiquée". Ce trouble hormonal toucherait entre 10 et 13 % des femmes dans le monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, mais 70 % des personnes concernées l’ignorent. "Le SOPK est la cause la plus fréquente d’anovulation dans le monde et l’une des principales causes d’infertilité", alerte l’OMS.
Selon un rapport publié en 2022, et commandé par le Ministère de la santé, 3,3 millions de Français sont touchés par l’infertilité.


