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Démence

Maladie d’Alzheimer : des opportunités pour une grande étude sur la prévention

Par le Dr Jean-Paul Marre avec Johanna Hébert

Selon une étude, une inflammation dans le cerveau serait impliquée dans la progression de la maladie d’Alzheimer. Cela pourrait ouvrir la voie à un traitement en prévention. Une grande cohorte de volontaires se crée en France, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Rejoignez-là.

luckybusiness/epictura

Il n’existe toujours pas de traitement contre la maladie d’Alzheimer. Chaque année, en France, 225 000 nouveaux cas sont pourtant diagnostiqués. 
Des chercheurs allemands ont mené une étude, publiée dans la revue Nature, qui fait un pas de plus vers la compréhension du développement de la maladie. 
Selon les résultats de cette étude, le système immunitaire du cerveau peut causer une inflammation, qui provoque les symptômes de cette maladie « de la mémoire ». 

Dépôt de « plaques » et apparition de symptômes 

La recherche sur la maladie d’Alzheimer a déjà permis de constater qu’elle se traduisait par une production anormale de petites protéines liées au vieillissement dans le cerveau, la bêta-amyloïde (« Abêta »). 
Ces protéines forment des « plaques bêta-amyloïdes » dans le cerveau, et provoquent un dysfonctionnement de certains de ses circuits neuronaux. Les fonctions cognitives de l’individu (mémoire, langage, raisonnement, attention) sont touchées en premier.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative. A terme, elle entraine la mort des neurones, et la démence. 

L’inflammation provoque les symptômes, pas l’inverse

Quand le dépôt de plaques bêta-amyloïdes progresse dans le cerveau, cela déclenche une réaction immunitaire de type « innée ». Production de molécules, libération de protéines de signalisation par les cellules. Bref, ça s’active. Et selon les chercheurs de l’étude, cette réaction inflammatoire non-spécifique est liée au déclenchement de symptômes. 
Au début de la maladie, les premiers symptômes peuvent être des oublis à répétition, poser des objets du quotidien dans des endroits inappropriés (les clés de la maison dans le micro-ondes), ne pas utiliser les mots correctement, avoir le jugement altéré (dire qu’il fait froid quand il fait chaud par exemple).

Quel espoir pour la prévention de la maladie

Selon les chercheurs allemands, la réponse thérapeutique à la maladie d’Alzheimer peut se trouver dans cette réaction immunitaire inflammatoire dans le cerveau. Cibler le système immunitaire inné du cerveau pourrait permettre d’agir sur les symptômes. Les empêcher de se déclencher par exemple. 
C’est pour cela qu’il est si important d’étudier les malades à un stade très précoce de la maladie. C’est pour cela qu’il faut constituer des groupes de personnes encore jeunes pour les suivre dans le temps et agir dès que les premiers mécanismes de la maladie se mettent en branle et pas seulement agir quand ces mécanismes ont déjà donné des lésions qui sont responsables des premiers signes cliniques.

Rejoignez la cohorte de la Pitié-Salpêtrière

Nous avons peut-être des médicaments efficaces, mais faute de les avoir utilisés assez tôt, nous ne le savons pas. Vous avez peut être les premières anomalies qui vont conduire à l’installation des lésions d’Alzheimer, mais faute de l’avoir recherché, vous ne le savez pas.
Si vous êtes âgé de plus de 60 ans, si vous vous plaignez de troubles de la mémoire, rejoignez la cohorte de l’Institut de la mémoire et de la maladie d'Alzheimer (IM2A) de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
Vous serez suivis de près pendant plusieurs années : vous bénéficierez d'examens sanguins et d'IRM de pointe et, si vous êtes à risque, de médicaments en prévention. C'est un vrai un projet thérapeutique innovant. 

Pour se porter volontaire : Appelez le 06 60 38 58 62