ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Zika : Singapour dénombre 27 nouveaux cas autochtones

27 nouveaux cas

Zika : Singapour dénombre 27 nouveaux cas autochtones

Par Julie Levallois

La cité-Etat de Singapour a signalé 27 nouveaux cas d’infection par le virus Zika. Ces cas autochtones sont de plus en plus fréquents malgré les campagnes de désinsectisation.

IAEA Imagebank/Flickr
MOTS-CLÉS :

L’épidémie de virus Zika s’installe à Singapour. La cité-Etat asiatique dénombre désormais 242 infections locales. La progression aura été rapide : depuis la détection du premier cas autochtone le 27 août, le rythme des transmissions s’est considérablement accéléré.

Une lutte active

Chaque jour, une trentaine de nouvelles transmissions locales sont annoncées par les autorités sanitaires. Le dernier bilan ajoute 27 malades à une liste déjà bien longue. Le ministère de la Santé a envisagé ce scénario dès la première infection sur le sol singapourien. « Au vu de la présence du Zika dans notre région, du volume de Singapouriens et de touristes qui voyagent, il est inévitable que des cas soient importés à Singapour », alertait-il alors. Les transmissions autochtones l’étaient tout autant.

Le gouvernement a pourtant déployé des moyens massifs pour éradiquer les moustiques à l’origine de l’épidémie. Les Aedes, vecteurs de Zika, sont bien installés dans la région. Pour preuve : la dengue est elle aussi très active. La lutte est donc intensive dans la cité-Etat. Des « opérations de contrôle des vecteurs » ont lieu dans les zones d’infection. Le 2 septembre, quelque 57 habitats ont été détruits dans 4 quartiers de la ville.

Le risque des femmes enceintes

Le ministère de la Santé rappelle d’ailleurs que la lutte efficace ne se fera qu’avec la participation de la population. En effet, plusieurs gîtes à moustiques ont été repérés dans les zones résidentielles. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas laisser d’eau stagnante, car c’est dans ce milieu que la ponte s’effectue.

Les femmes enceintes sont aussi invitées à la plus grande prudence. En cas de signe d’infection (éruption cutanée avec ou sans fièvre, douleurs articulaires, conjonctivite), elles sont incitées à se faire dépister, et ce, gratuitement. Celles qui vivent avec un compagnon infecté sont également visées par cette recommandation. Le gouvernement se montre tout de même rassurant et rappelle qu’une infection par le virus Zika n’entraîne pas obligatoirement de troubles chez le fœtus. Le risque de microcéphalie est compris entre 1 et 13 % lorsque la mère est infectée au 1er trimestre de la grossesse.