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Sondage Ifop

Pesticide : 70 % des Français ne veulent plus du glyphosate

Plus de deux tiers des Français sont opposés à une ré-autorisation du glyphosate, selon un sondage commandé par Générations Futures.

Pesticide : 70 % des Français ne veulent plus du glyphosate WITT/SIPA

  • Publié 03.05.2016 à 13h40
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Le glyphosate, la France n’en veut pas. Un sondage mené par Ifop pour l’ONG Générations Futures révèle que 69 % des Français sont opposés au renouvellement de l’autorisation du glyphosate, actuellement en débat au niveau européen.

L’enquête a été menée sur 1014 personnes. Sur l’échantillon, seuls 23 % des répondants se montrent favorables à une ré-autorisation de la substance, présente notamment dans le Round Up de Monsanto. Au contraire, 43 % sont « tout-à-fait opposés » à une ré-homologation.

« Cette majorité écrasante en défaveur de cette homologation doit être entendue par le gouvernement français, qui doit peser de tout son poids à Bruxelles pour que le glyphosate ne soit pas ré-autorisé », insiste Générations Futures dans un communiqué. Un message reçu par la ministre de l’Environnement, qui s’est empressée de rappeler la position de la France sur les réseaux sociaux.

 

« Tromperie aggravée » 

Par ailleurs, Générations Futures a annoncé qu’elle porterait plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « tromperie aggravée ». L’ONG, comme bon nombre de scientifiques spécialistes de la question, remet en cause les résultats de l’étude commandée par l’EFSA (European Food Safety Authority), qui conclut à une absence de toxicité cancérogène du glyphosate.

Cette évaluation a été menée par le BfR, l'institut fédéral allemand d’évaluation des risques en matière sanitaire, équivalent de notre Anses. Elle s’oppose directement à celle du CIRC (Centre international de recherches sur le cancer), émanation de l’OMS, qui classe le glyphosate parmi les substances « probablement cancérogènes ».

Générations Futures a soulevé un certain nombre d’irrégularités dans l’analyse du BfR, qu’elle entend porter devant les tribunaux. Selon l’ONG, la méthodologie retenue « ne respecte pas les orientations de l’OCDE ». Par ailleurs, le document aurait omis « la totalité des études épidémiologiques montrant un impact pour les groupes de personnes exposées au glyphosate. Pire encore, l’EFSA s’est même permis de déformer les conclusions d’une étude épidémiologique ! »

La plainte sera déposée avant que l’Europe ne prenne sa décision sur la ré-homologation du glyphosate, soit le 18 et 19 mai, précise encore l’ONG.

 

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