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Toux de l’enfant : sèche ou grasse, elle doit être respectée
Toux de l’enfant : sèche ou grasse, elle doit être respectée
Publié le 12.02.2020
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Toux de l’enfant : sèche ou grasse, elle doit être respectée
©123RF-Stéphanie Frey

Normalement destinée à éliminer des sécrétions qui encombrent les voies respiratoires, la toux est un signe très fréquent chez l’enfant. Aucun antitussif vendu en pharmacie n’a démontré une efficacité, mais ils peuvent être dangereux et sont donc contre-indiqués avant 30 mois.

Toux de l’enfant : QUE FAIRE ?

Que faire en cas de toux chez l’enfant ?

Un certains nombre d’attitudes permettent de soulager en partie la toux banale :
• Il faut veiller à bien humidifier l’air ambiant (récipients remplis d’eau ou humidificateur).
• Il faut éviter de fumer dans la maison.
• Il faut faire inhaler de la vapeur d’eau à l’enfant à partir de 3 ans en plaçant son visage au-dessus d’un bol d’eau chaude et en couvrant sa tête avec un torchon. En cas de toux rauque, il est possible de tenter de s’enfermer avec le bébé dans la salle de bains, boucher l’évacuation d’air, puis projeter avec le pommeau de douche de l’eau chaude sur les parois de la baignoire, jusqu’à ce que l’atmosphère de la salle de bains soit bien humide.
• Il faut maintenir son bébé en position assise ou semi-assise.
• En cas de rhino-pharyngite, il faut nettoyer le nez et l’arrière-gorge du bébé ou de l’enfant avec du liquide physiologique en aérosol ou en dosettes.
• Il faut lui donner à boire fréquemment.
Des mesures sont importantes en prévention de la toux de l’enfant :
Ne pas fumer dans l’appartement où vit un enfant.
• Faire le vaccin contre la coqueluche, ainsi que les rappels.
Eviter les aérosols, parfums, insecticides, purificateurs d’air.
Contrôler l’excès d’humidité et les moisissures.
• Evitez les boissons gazeuses en cas de reflux gastro-œsophagien.

Comment traiter une toux chez l’enfant ?

La toux étant le signe d’une autre maladie (« symptôme »), son traitement varie en fonction de son origine :
• En cas d'infection bactérienne, un traitement antibiotique est prescrit à l'enfant.
• Si la toux est d'origine allergique, les médicaments antihistaminiques peuvent être utilisés.
• En cas de laryngite, des corticoïdes peuvent être employés, lorsque l'enfant à des difficultés à respirer.
• Les médicaments antitussifs sont destinés à atténuer la toux et ne doivent ainsi pas être utilisés en cas de toux grasse, pour ne pas entraver l'évacuation des sécrétions. Ils sont donc réservés à la toux sèche, mais uniquement lorsque celle-ci altère la qualité de vie de l'enfant, en l'empêchant de dormir par exemple.
Aucun antitussif vendu en pharmacie n’a démontré une efficacité supérieure à l’eau sucrée. Les antitussifs peuvent être dangereux et sont contre-indiqués avant 30 mois en raison notamment de la présence de dérivés terpéniques (risque de convulsions).
• Les expectorants, mucolytiques et mucofluidifiants ne servent pas à grand chose et sont contre-indiqués avant deux ans.
• Lorsque l’encombrement des bronches est important ou que le médecin suspecte une bronchiolite, ce dernier peut prescrire des séances de kinésithérapie respiratoire pour faciliter la remontée des glaires.
En pratique :
• Il faut toujours dégager le nez de l’enfant avec du sérum physiologique et incliner le lit pour réduire les écoulements rhinopharyngés et les reflux gastro-œsophagiens.
Chez l’enfant de moins de 30 mois, tous les antitussifs sont contre-indiqués, que la toux soit productive (grasse) ou sèche.
En cas de toux sèche, les médicaments utilisés sont des antitussifs qui diminuent le réflexe de toux en agissant sur le système nerveux.
Chez l'enfant de moins de deux ans, ces médicaments ne doivent en aucun cas être utilisés en automédication. Leur usage doit se limiter au cas où l’enfant a du mal à supporter la toux, et la durée du traitement ne doit pas dépasser trois à cinq jours.
Entre 30 mois et 6 ans, dans les toux sèches, les parents et les médecins utilisent souvent des antitussifs malgré une efficacité comparable au placebo. Il faut alors éviter de les utiliser longtemps. On peut utiliser dextrométorphane, noscapine, pholcodine, diméthoxanate. Il ne faut jamais utiliser de codéine ni clobutinol ni pentoxyvérine. Il faut donc lire attentivement la composition du sirop conseillé par le pharmacien ou prescrit par le médecin.
Une toux sèche persistante justifie une consultation médicale.
En cas de toux grasse, les fluidifiants bronchiques sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et à faciliter leur remontée et leur élimination, mais ils sont rarement utiles. L'usage des médicaments contenant de la carbocistéine ou de l'acétylcystéine est contre-indiqué chez les enfants de moins de deux ans.
En cas de vomissements (qui peuvent parfois accompagner les toux très productives), il ne faut pas donner de métoclopramide (Primpéran®).
• Les dérivés terpéniques (Camphre, Menthol, Eucalyptus) sont contre-indiqués, même en pommade, de même que les antitussifs antihistaminiques (Calmixène®, Dimétane®, Fluisédal®, Rectoplexil®, Rhinatiol®, Théralène®, Paxéladine®, Pneumorel®) .
En cas de douleur à la toux, le paracétamol peut suffire.
• Il faut éviter de donner plusieurs médicaments.

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