ACCUEIL > FÉMININ SANTÉ > 3 bonnes raisons d’allaiter son enfant

Semaine mondiale de l'allaitement

3 bonnes raisons d’allaiter son enfant

Par Léa Drouelle

Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, l'OMS rappelle les principes de base de la pratique. Une occasion de rappeler les bienfaits du lait maternel sur la santé du bébé et de la mère. 

Nikolas Giakoumidis/AP/SIPA

Cette première semaine du mois d’août est consacrée à l’allaitement. Jusqu’à dimanche, plus de 170 pays vont vanter les mérites de cette pratique. Sur son site, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en profite pour rappeler les bienfaits du lait maternel sur la santé du bébé, mais aussi de la maman.

Le lait protège le nourrisson des maladies
Après l'accouchement, du lait destiné à nourrir le bébé se forme dans les glandes mammaires de la femme. Composé d’eau, de glucides, de lipides, de protéines, de sels et d’oligoéléments, ce « breuvage » contient tous les nutriments nécessaires à l’alimentation du nouveau-né durant les six premiers mois de sa vie. Au cours de cette période, le bébé est dépourvu du système immunitaire nécessaire pour lutter contre des infections ou des virus. Le lait maternel lui apporte des anticorps provenant directement du corps de la mère et permet donc de préserver sa santé.

 

 

Un effet tranquillisant
De nombreuses études ont démontré les effets bénéfiques du lait maternel sur la santé et le développement du bébé : plus léger, le lait 100 % naturel de la maman est aussi plus facile à digérer pour le nourrisson. Sa composition diminue également les risques d’allergie. Le lait maternel influe également sur l’état de santé psychologique de l’enfant : il produit un effet tranquillisant et améliore le sommeil du bébé. Enfin, le rapport intime et privilégié avec la mère au cours des séances d’allaitement conférerait un sentiment de sécurité et de plénitude au nouveau-né.

 

Des effets bénéfiques pour la mère
L'allaitement a aussi des effets bénéfiques pour la mère : si de plus en plus de femmes ont recours au lait artificiel, celles qui s’en tiennent à la méthode « traditionnelle » auraient moins de difficultés à retrouver un poids normal après la grossesse. Par ailleurs, la production de lait entraîne libère des hormones euphorisantes, les endorphines, qui peuvent agir comme antidépresseurs dans le cas des mères atteintes du « baby blues », une dépression post-natale qui touche environ 50 à 80 % des femmes, mais dont la durée excède rarement une semaine.