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Diabète de type 2

Diabète : quelle est la durée de sommeil idéale pour réduire le risque ?

Le nombre d’heures de sommeil est corrélé au risque de développer une résistance à l’insuline. Cette dernière peut entraîner un diabète de type 2. 

Diabète : quelle est la durée de sommeil idéale pour réduire le risque ? Moostocker/istock

  • Publié le 05.03.2026 à 12h25
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Un sommeil de qualité contribue à un bon état de santé. Il permettait notamment de préserver le métabolisme. Des chercheurs expliquent que le sommeil serait lié au risque de développer une résistance à l’insuline, un élément précurseur du diabète de type 2. Dans BMJ Open Diabetes Research & Care, ils révèlent la durée idéale d’une nuit de sommeil pour réduire ce risque. 

Dans leurs travaux, ils ont utilisé le taux d'élimination du glucose estimé (eGDR) pour déterminer la présence d’une résistance à l’insuline chez les participants. "Plus l'eGDR est faible (inférieur à 6-7 mg/kg/min, par exemple), plus le risque de résistance à l'insuline est élevé, précisent-ils. Plus l'eGDR est élevé (par exemple, supérieur à 10 mg/kg/min), plus le risque est faible." Ils ont comparé ce chiffre avec la durée de sommeil en semaine, mais également avec le sommeil de rattrapage du week-end chez 23.475 participants, âgées de 20 à 80 ans. 

Un lien entre résistance à l'insuline et durée du sommeil

Pour calculer l’eGDR, les scientifiques ont utilisé une formule basée sur le tour de taille, la glycémie à jeun et la pression artérielle. Concernant le sommeil dit de rattrapage, ils l’ont classé en quatre catégories : aucun, jusqu'à 1 heure, 1 à 2 heures et plus de 2 heures. "L'eGDR moyen des participants était de 8,23, et en semaine, leur durée de sommeil moyenne était de 7 heures et 30 minutes, expliquent les auteurs. Un peu plus de 48 % d'entre eux ont déclaré rattraper leur sommeil le week-end." Le weekend, les participants dormaient 8 heures en moyenne.

"L'analyse des données a révélé une courbe en U inversé entre la durée du sommeil et l'eGDR, avec une durée optimale de 7 heures et 18 minutes", affirment les chercheurs. Concrètement, à partir de ce seuil, la durée du sommeil était associée à un eGDR plus élevé, et donc un faible risque de résistance à l’insuline. "Une analyse statistique plus poussée a montré que, pour les personnes dormant moins que le seuil optimal en semaine, 1 à 2 heures de sommeil de rattrapage le week-end étaient associées à un eGDR plus élevé que l'absence de rattrapage."

En revanche, un sommeil trop long n’a pas montré de bénéfice. Chez les personnes dormant plus que le seuil optimal en semaine, et faisant plus de deux heures de sommeil de rattrapage le week-end, l’eGDR était généralement plus faible.  

Diabète de type 2 : prévenir la maladie grâce à un bon sommeil

"Il s'agit d'une étude observationnelle ; par conséquent, aucune conclusion définitive ne peut être tirée quant à la relation de cause à effet", rappellent les auteurs. Ils soulignent également que l'étude s'est appuyée sur des données autodéclarées concernant la durée du sommeil, ce qui peut avoir un impact sur la fiabilité des informations récoltées. "Ces résultats de corrélation suggèrent que les habitudes de sommeil, en particulier le sommeil de récupération du week-end, peuvent être pertinentes pour la régulation métabolique du diabète et pourraient éclairer les réflexions des professionnels de la santé dans la prise en charge des patients", estiment-ils toutefois. 

 

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