- Des scientifiques australiens ont identifié un marqueur détectable dans le sang (miR-371) qui pourrait repérer de très faibles traces de cancer restant après l'ablation chirurgicale dans le cadre d’un cancer du testicule.
- Cette découverte permettrait d’identifier les patients à risque de récidive après une chirurgie.
- Selon les chercheurs, un test sanguin détectant ce biomarqueur pourrait constituer un outil précieux pour la prise en charge des cancers du testicule à un stade précoce.
En cas de cancer du testicule, le plus fréquent chez les hommes jeunes selon le centre Léon Bérard, la prise en charge débute par la chirurgie, à savoir l’ablation du testicule porteur de la tumeur. "Une prothèse testiculaire, en silicone ou en gel souple, peut être placée pendant ou après l’intervention, selon la volonté du patient", indique Macarena Rey-Cardenas, oncologue médicale au sein du comité génito-urinaire de Gustave Roussy, dans un communiqué. Par la suite, les patients font l'objet d'une surveillance active. Si la plupart présentent un bon pronostic à long terme, environ une personne sur quatre verra un retour de la tumeur dans les cinq ans. Cette crainte de la récidive, dont souffre plusieurs patients, est étroitement liée à des niveaux de stress et d'anxiété plus élevés et peut être exacerbée par des effets secondaires à long terme, tels que des lésions nerveuses, la fatigue et d'autres symptômes physiques persistants.
Cancer du testicule : un marqueur détectant des traces infimes de cellules cancéreuses résiduelles après une chirurgie
Dans une nouvelle étude, des chercheurs, ayant collaboré avec le Groupe australien et néo-zélandais d'essais cliniques sur les cancers urogénitaux et de la prostate, ont ainsi voulu prédire le risque de rechutes du cancer du testicule. Lors de leur analyse, ils ont identifié un marqueur sanguin, appelé "miR-371", qui pourrait permettre de détecter des traces infimes de cellules cancéreuses résiduelles après l'ablation chirurgicale du testicule. Cette protéine est libérée dans le sang par les cellules cancéreuses testiculaires, selon les résultats des travaux présentés lors l'ASCO sur les cancers génito-urinaires, qui s'est tenu à San Francisco du 11 au 13 février.
"Le miR-371 s'est avéré plus performant que les outils prédictifs actuellement disponibles"
"Bien qu'il s'agisse de résultats préliminaires, le miR-371 s'est avéré plus performant que les outils prédictifs actuellement disponibles", a déclaré Samantha Oakes, directrice générale du Groupe australien et néo-zélandais d'essais cliniques sur les cancers urogénitaux et de la prostate. "Ces premières données suggèrent qu’après validation, un test sanguin pourrait devenir un outil précieux pour personnaliser les soins des personnes atteintes d'un cancer du testicule à un stade précoce. À l'avenir, nous espérons qu'il aidera les médecins à identifier les patients susceptibles de bénéficier d'un traitement complémentaire précoce, tout en évitant d'autres des thérapies inutiles", a conclu Ben Tran, auteur principal de l’étude et chercheur au Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research (Australie).




