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Cancer du testicule : pourquoi les hommes consultent avec retard

Le cancer du testicule doit être pris en charge précocement. Pourtant, les hommes attendent souvent plusieurs mois avant de consulter.

Cancer du testicule : pourquoi les hommes consultent avec retard rob3000/epictura

  • Publié 07.07.2016 à 16h53
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N’importe quel homme vous le dira, les testicules sont si sensibles et fragiles qu’il vaut mieux les protéger. Et pourtant, ils sont nombreux à les négliger. Par exemple, ils tardent avant de consulter lorsqu’ils constatent une anomalie : douleurs, gêne, masse palpable, gonflement ou lourdeur. 
Un temps qui, pourtant, peut s’avérer précieux en cas de diagnostic de cancer. En effet, plus tôt la maladie est détectée, meilleure est la prise en charge.
Le cancer du testicule est de bon pronostic : 99 % des patients survivent à 5 ans. 

Un sujet embarrassant

Le Dr Jay Raman, du centre médical de l’Etat de Pennsylvanie, avance plusieurs explications à cette négligence. En premier lieu, ce qu’il nomme le « complexe du macho ». Cette zone sensible est chargée de représentations. Embarrassés par le sujet, les hommes préfèrent généralement attendre pour voir si le problème ne se résout pas de lui-même.

Une autre raison serait la peur de l’ablation du testicule : le traitement est en effet avant tout chirurgical. Il peut aussi comporter de la chimiothérapie ou de la radiothérapie, en cas d’extension du cancer à d’autres parties du corps, par exemple.
Dans l’esprit de la gente masculine, la perte d’un testicule est souvent associée à l’idée d’une perte de fertilité. En réalité, il n’en est rien. Le testicule restant assure très bien la fonction reproductrice. Dans les cas d’une atteinte bilatérale, le sperme peut être conservé en vue d’un prochain projet d’enfant.

 

Les bienfaits de l’autopalpation

Le Dr Raman rappelle la nécessité d’un auto-examen des testicules tous les six mois. Concrètement, les deux testicules doivent être similaires, les contours lisses et la consistance ressemblant à celle d’un œuf dur. Toute différence entre les deux doit amener à consulter.

Le cancer du testicule a un facteur de risque principal : la cryptorchidie. Un mot barbare pour désigner une mauvaise descente de l’un ou des deux testicules dans les bourses au cours de l’enfance. Pour le Dr Raman, il est important de connaître ce facteur de risque contre lequel on ne peut rien. Cela doit amener à renforcer l’auto-surveillance, d’autant que le cancer du testicule, au contraire de nombreux autres, concerne généralement des hommes jeunes, entre la puberté et 40 ans.

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