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QUESTION D'ACTU

Congrès américain de cancérologie, ASCO 2013

Cancer du testicule, un traitement améliore de 34 % le pronostic des formes résistantes

Cancer du testicule de mauvais pronostic, une nouvelle chimiothérapie permettrait d'avoir un taux de guérison de 75 %, selon les résultats d'une étude présentée au dernier congrès américain de cancérologie, l'ASCO 2013. 


  • Publié 02.06.2013 à 14h40
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« Cela faisait  25 ans que nous n'avions pas connu de progrès réel pour les patients atteints d'un cancer du testicule de mauvais pronostic, a expliqué le Pr Karim Fizazi, oncologue médical, spécialiste des tumeurs génito-urinaires et chef du département de Médecine Oncologique de l’Institut Gustave Roussy (IGR à Villejuif). Ce spécialiste a présenté à Chicago, au 49ème congrès américain de cancérologie, l'ASCO, les résultats d’un nouveau protocole de traitement pour les malades atteints de tumeurs germinales disséminées de mauvais pronostic. Cette stratégie qui se fonde sur une chimiothérapie « dose-dense », améliore de 34 % la survie de ces patients. Le taux de guérison atteint ainsi environ 75%. « Ce bénéfice est acquis sans majoration d'effets secondaires graves, malgré des neurotoxicités plus fréquentes mais globalement réversibles, ni de seconds cancers chimio-induits, a exposé le Pr Karim Fizazi à l’ASCO.

Le cancer du testicule est le plus fréquent des cancers du jeune adulte entre 15 et 34 ans. On estime à 2 200 le nombre de nouveaux cas par an en France. Tous stades confondus, on en guérit dans 95 % des cas. Mais si les hommes atteints d'une tumeur de bon pronostic obtiennent le plus souvent la guérison, ce n’est pas le cas avec toutes les formes de tumeur.  Avec certaines, les tumeurs germinales disséminées de mauvais pronostic, les hommes n'obtiennent la guérison que dans environ 50% des cas. 150 à 200 hommes en France sont concernés chaque année. Mais avec le nouveau protocole de chimiothérapie présenté par le professeur Fizazi, cela devrait donc s’améliorer.

En quoi consiste cette chimiothérapie dose-dense ? Dans l’essai clinique GETUG 13, elle a été proposée à des malades qui après une cure de chimiothérapie standard avaient une lente diminution des biomarqueurs sanguins indiquant la présence de cellules tumorales. La chimiothérapie « dose-dense » utilise six médicaments de chimiothérapie au lieu de trois (taxol-BEP-oxaliplatine/ puis cisplatine-ifosfamide-bléomycine). « Cet essai international qui a recruté 263 patients au total, en France, aux Etats-Unis et en Slovaquie, a montré qu'il est possible de réduire le risque de progression tumorale ou de décès de ces jeunes patients de manière significative grâce à cette chimiothérapie dose-dense, a expliqué le Pr Fizazi. De plus, l'utilisation de l'outil décroissance des marqueurs sanguins nous permet de ne donner le traitement le plus lourd qu'aux patients réellement atteints des cancers les plus graves ». Ces résultats de l'étude GETUG 13 devrait aboutir à généraliser la chimiothérapie « dose-dense » comme nouveau standard de traitement chez les patients atteints des tumeurs germinales disséminées de mauvais pronostic chez lesquels la décroissance des marqueurs sanguins est lente.

 

 

 

 

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