• CONTACT

MIEUX VIVRE

PrEP

VIH : quel est ce nouveau traitement "qui pourrait changer la donne", bientôt disponible en France ?

Le cabotégravir, traitement préventif injectable du VIH, est désormais autorisé en France. Contrairement aux produits aujourd’hui disponibles, il a une action de longue durée. 

VIH : quel est ce nouveau traitement \ Thiago Santos/istock

  • Publié le 27.02.2026 à 11h55
  • |
  • |
  • |
  • |


C’est un nouveau tournant dans la lutte contre le VIH. Jeudi 26 février, un arrêté gouvernemental a autorisé un nouveau traitement préventif de maladie : le cabotégravir. Commercialisé sous le nom Apretude, il est administré par injection, avec une longue efficacité d’action. Il sera pris en charge par l’Assurance Maladie. 

VIH : quel est ce nouveau traitement préventif ? 

En 2023, l’Agence européenne des médicaments avait autorisé le traitement, mais il aura fallu deux ans pour qu’il soit commercialisé en France. Le cabotégravir ne pourra pas être prescrit à tous les publics, notamment les personnes vivant avec le VIH. Aussi, compte tenu des risques de malformations congénitales, la Haute autorité de santé "ne recommande pas l’usage de cabotégravir injectable à libération prolongée chez les femmes en âge de procréer". 

Si des médicaments préventifs contre le VIH sont déjà autorisés en France, leurs modalités d’action sont différentes. La prophylaxie pré-exposition (PrEP) repose aujourd’hui sur des comprimés, qui doivent être pris à intervalles réguliers. En ce qui concerne le cabotégravir, le site vih.org précise que "les deux premières injections sont administrées à quatre semaines d’intervalle, les suivantes toutes les huit semaines". "Une injection tous les 2 mois suffit à protéger d’une infection par le VIH avec une tolérance d’une semaine avant ou après la date prévue de l’injection", poursuit-il.   

Ce nouveau traitement injectable pourrait donc permettre un suivi plus facile pour les personnes exposées au risque d’infection par le VIH. "L’option offerte par le cabotegravir injectable à action prolongée (CAB – LA) pourrait changer la donne pour la riposte au VIH, rendant la PrEP plus simple ou moins lourde pour tous les sexes, estimait ONUSIDA en décembre 2021. Elle pourrait également permettre d’éviter la stigmatisation associée à la thérapie orale quotidienne et d’améliorer la posologie correcte et le respect des prescriptions, ce qui est essentiel pour assurer l’efficacité de la PrEP."

Traitement préventif du VIH : quelles prise en charge par l’Assurance Maladie ?

En France, le médicament sera pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, compte tenu de son caractère "irremplaçable et particulièrement coûteux". L’association Aides précise toutefois qu’il sera nécessaire de réaliser un test de charge virale du VIH pour recevoir l’injection. Elle souligne que les tests sont nécessaires car "si une personne a contracté le VIH sans le savoir et reçoit cette molécule [le cabotégravir, ndlr], cela peut favoriser l’apparition de résistances à certaines lignes de traitement qui ne pourraient alors plus être utilisées ultérieurement dans le traitement du VIH pour la personne concernée". Mais cet examen n’est pas pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. "Il va donc y avoir un reste à charge pour la personne mais qui pourra être couvert par une mutuelle si la personne en dispose, précise l’association. Les seuls lieux où les tests de charge virale sont pris en charge sont dans certains Cegidd et les centres de santé qui font de la biologie médicale délocalisée, c’est-à-dire qui ne passent pas par un laboratoire extérieur." 

 

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES